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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 07:55

Cette beauté froide qui me réchauffe le cœur.

 

Cet enfant de 8 ans qui s'allonge par terre dans sa chambre et qui dit à l'éducateur : Je vais crever de sommeil.

 

La vie est une maladie de l'esprit.

Novalis

 

Suivre de loin une femme et croire qu'on peut l'aimer de près.

 

L'Art vise, non pas une explosion momentanée d'adrénaline, mais l'édification graduelle durant toute une vie d'un état d'émerveillement et de sérénité. L'art dans sa plus haute mission est à peine humaine.

Glenn Gould

 

Je n'ai pas le temps d'exister.

 

Il ne sait pas quoi dire alors il parle.

 

L'existence d'un Purgatoire repose aussi sur la conception d'un jugement des morts, idée assez répandue dans les différents systèmes religieux, mais les modalités de ce jugement ont grandement varié d'une civilisation à une autre. La variété de jugement qui comprend l'existence d'un Purgatoire est très originale. Elle repose en effet sur la croyance en un double jugement, le premier au moment de la mort, le second à la fin des temps.

Jacques Le Goff (La naissance du Purgatoire)

 

Le 23 avril 2016, 400 ans après sa mort je note ceci : Shakespeare n'a jamais existé. Toutes ses pièces ont été écrites par un inconnu qui portait le même nom que lui.(Alphonse Allais)

 

J'ai besoin aujourd'hui d'être une guitare électrique.

 

Nuit debout et Jour couché.

 

Il faut vivre debout dit-il et il s'assoit.

 

Il y a des librairies où il fait froid à l'intérieur des livres.

 

Et pour finir ce mois « une nouvelle en trois lignes » de Félix Fénéon :

Le valet Silot installa, à Neuilly,

chez son maître absent une femme amusante,

puis disparut, emportant tout, sauf elle.

 

Jean Lenturlu

 

 

 

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 11:39

Un alcoolique devient forcément imbuvable.

 

C'est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls mais enchaînés à un être différend, dont les abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre : notre corps. (Marcel Proust – mort de ma grand-mère)

 

Je suis ruiné mais quand on est déjà pauvre, ce n'est pas très grave.

 

Sois un homme, comme ta mère. (proverbe marocain)

 

A Besançon , dans une pâtisserie - salon de thé, un monsieur qui explique au vendeur : Vous n'allez pas me croire, mon confesseur m'a dit « Pour ta pénitence, tu m'achèteras des chocolats ! »

 

« La guerre des juifs » de Flavius Josèphe, un livre d'actualité à lire absolument.

 

Dans quinze jours, je chante mes chansons ou alors je fais semblant.

 

La subtilité est une forme de mépris pour cette époque rustique.

 

Cette femme m'ayant acheté un livre-disque pour un cadeau qui me dit : Vous êtes l'homme qui tombe à pic !

 

L'homme politique est par définition idiot, puisqu'il est élu par le plus grand nombre sauf quand les circonstances historiques le poussent parfois à devenir un héros, ce qui sublime son incompétence en destin grandiose. (Ce n'est pas de sa faute)

 

Olivier, grimaçant, après s'être mouché : « Je ne sais pas ce qu'ils mettent dans le sopalin »

Constant (9 ans) : De la sopaline.

 

A Vichy, m'a dit Martine la libraire, il existe les sœurs quatre bras. Ecrire une histoire ?

 

50, 70, 90, 70, 50, 70, 50, 90, 50, 70, 110, 130, 50 : la vitesse des routes m'insupporte. Pourquoi ne pas mettre toutes les routes à cent cinquante et la sélection naturelle fera le reste. C'était ma séquence « Darwin avait bien raison mais il ne travaille pas à la sécurité routière ».

 

Vivre vite et mourir lentement, ou le contraire ?

 

J'ai la gueule de bois de ne pas boire.

 

Et pour finir un petit aphorisme du grand Karl Kraus : Dans une tête vide, il entre beaucoup de savoir.

 

Jean Lenturlu

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 08:58

Elle me regardait, mais j'étais tourné vers la fenêtre, contemplant les ténèbres de ma vie.

Craig Johnson « Le camp des morts »

 

Le cordon ombilical de son cul.

 

La logique s'est maintenant réfugiée dans les logiciels.

Jean Luc Godard

 

Je ne vis pas, j'attends d'exister.

 

Mon cœur comme cet appartement vide où tous les meubles ont disparu.

 

Descente dans la nuit (que je vois comme un escalier – marche par marche – sans que jamais il y eût une dernière).

Marina Tsvetaieva

 

Ne t'inquiète pas chéri, je suis aux urgences à l'hôpital mais la voiture n'a rien.

 

Hier 19 février, C. me parlant de son éventuelle séparation qui me dit un peu inquiète : « En homme, je n'y connais rien ! »

 

On entend le silence qui s'est lavé dans les eaux,

et je voudrai, terrassé de soleil,

m'endormir en plein midi,

l'âme aussi dure que la montagne immense.

Benjamin Fondane

 

Chanter encore une fois ou deux mes chansons et changer de nom : James Azbine.

 

J'ai encore envie de boire beaucoup mais je n'ai plus le foie.

 

Conseil de Jules Renard pour finir ce mois : Lis toutes les biographies des grands morts, et tu aimeras la vie. (Journal 29 novembre 1895)

 

Jean Lenturlu

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 17:03

Les grands artistes savent tirer profit de cette idée : changer, c’est la règle. Vas-y. Perds-toi. Essaie encore. N’aie pas peur d’avoir mal. Travaille ta douleur. Peut-être que cela importe parce que cela importe peu, au fond. Ne sois jamais englué. Pète un plomb. Pars en vrille. Reste à l’affût. Fais un truc. Si ce que tu viens de faire ressemble trop à ce que tu as fait avant, gribouille-lui le visage, tords-le, fais-en autre chose. Fais de ÇA autre chose. Surplombe-le. Laisse tomber. Deviens magique. Construis-toi des voies, puis détruis-les. Sois discipliné(e). Fais en sorte que cela compte, sois bon et fidèle à toi-même, quelle que soit la personne que tu es à ce moment-là.

Tunde Adebimpe, de TV on the Radio en hommage à David Bowie mort le 10 janvier 2016

 

J'aimerai qu'elle m'aime comme un amant occasionnel.

 

J'ai peur que le trou de mémoire m'engloutisse entièrement un jour.

 

J'aime quand les chansons volettent au dessus du public et que je me sens léger avec lui.

 

Le vase communicant idiot. Moins je veux chanter, plus on me propose des dates de concert.

 

J'écoute Léonard Cohen et sa voix grave avec de beaux choeurs féminins : coït émotionnel.

Ce parcours difficile pour arriver à son âge (80 ans ?) à une plénitude artistique que tout chanteur aimerait vivre. Je me rappelle d'un de ses concerts à Saint-Etienne (en 1974 ou 75?) où tout allait mal dans sa tête. Au milieu du spectacle il s'était arrêté en déclarant que ce n'était pas bon et qu'il allait recommencer du début. Et je ne pense pas que le public ait vu la différence...

 

Son amour m'immunisait depuis 5 années contre le rhume quand tout à coup hier, gros rhume et je n'arrive pas à la joindre...

 

Fatigue des grands jours, petitesse de la nuit épuisée.

 

L'érotisme de ne pas désirer.

 

Toute ma vie est imaginaire (comme la vôtre d'ailleurs).

 

Je soupçonne en moi la présence adverse de quelqu'un de bas qui parle haut et de quelque de très haut qui parle tout bas. Ce qu'il faut, c'est changer l'ordre de ces registres.

Marcel Jouhandeau (Dans l'épouvante, le sourire aux lèvres)

 

Les lettres de Cicéron, magnifique miroir de notre impuissance républicaine....

 

Conseil du mois :

Rater sa vie bien comme il faut.

 

Jean Lenturlu

 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 14:26

Je ne vois qu'un état d'urgence, celui d'aimer.

 

L'éditeur que je vois pour la première fois, parle comme un homme « fini » : « il faut écrire des romans, il n'y a que ça qui se vend... » Je lui dis : « Je reviendrai vous voir quand j'aurai écrit un roman », et je sais bien que je ne le reverrai pas car l'idée du roman, même, m'est intolérable, est pour moi comme une affreuse résignation (cela fait trois ans que je ne lis plus D., pourquoi devrais-je prendre modèle sur lui?). Hervé Guibert Le mausolée des amants (journal 1976 – 1991)

 

Epitaphe pour mon beau-père posthume qui vient de se suicider : « Prisonniers des gouttes d'eau, nous ne sommes que des animaux perpétuels. » (les champs magnétiques – Breton/Soupault)

 

Je repense à la vitesse de la route... Comme le disait Jacques Chirac lors d'un discours : Il faut mettre un frein à l'immobilisme.

 

Chanter bientôt ; comme si j'y étais obligé par des circonstances crapuleuses.

 

La joie d'acheter des livres que je ne lirai pas.

 

Le coït subliminal de la mort.

 

Les lettres sublimes de Madame Du Deffand à Voltaire comme celle du 1er octobre 1759 : « Il n'y a plus de gaité, monsieur, il n'y a plus de grâces. Les sots sont plats et froids, ils ne sont point absurdes ni extravagants comme ils étaient autrefois. Les gens d'esprit sont pédants, corrects, sentencieux. IL n'y a plus de goût non plus ; enfin il n'y arien, les têtes sont vides, et l'on veut que les bourses le deviennent aussi... »

 

  • X : Je ne voyage que pour mon plaisir !

  • Moi, c'est pour mon plaisir que je ne voyage pas. Marcel Jouhandeau (Dans l'épouvante le sourire aux lèvres)

 

A Vienne, des bobos qui sont contre la société de consommation et qui vont voir le dernier Star Wars (20 décembre)

 

Dans le passionnant ouvrage de Jacques Le Goff « L'Europe est-elle née au moyen âge ? » la première utilisation (?) d'une arme bactériologique est à l'origine de l'épidémie de peste noire de 1347-1348 qui ravagea la chrétienté (50 à 70 % de mortalité !) : « … La colonie génoise de Caffa en Crimée fut assiégée par des Asiatiques qui utilisèrent comme armes contre les assiégés des cadavres de pestiférés jetés par-dessus les murailles. Le bacille véhiculé par les puces ou les rats ou, comme on le croit plutôt aujourd'hui, par le contact humain vint en Occident à bord de bateaux originaires de Caffa. Au cours de l'année 1348, il se diffusa dans pratiquement toute l'Europe. »

L'histoire n'a pas retenu si les assaillants asiatiques ont été contaminés de leur côté...

 

Et pour finir, ce petit conseil de Marcel Mariën : Prenez votre courage avec des gants.

 

Jean Lenturlu

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 12:44

« Après tout, le fascisme n'est qu'un développement du capitalisme et la plus modérée des soi-disant démocraties est capable de se transformer en fascisme en cas de crise. » Lettre de George Orwell à Geoffrey Gorer (15 septembre 1937)

Cette odeur de sang à la télévision...

« C'est effrayant, les épiciers retraités qui revêtent l'uniforme ! C'est épatant comme ça a du chien, les notaires, les vitriers, les percepteurs, les menuisiers et tous les ventres, qui, chassepot au cœur, font du patrouillotisme aux portes de Mézières ; ma patrie se lève ! … Moi, j'aime mieux la voir assise : ne remuez pas les bottes ! C'est mon principe.» Arthur Rimbaud (lettre à Georges Izambard – 23 août 1870)

Les commentateurs à gages, partout.

Talleyrand décrit par Mérimée dans une lettre à Stendhal le 19 janvier 1833 : « C'est un gros paquet de flanelle enveloppé d'un habit bleu et surmonté d'une tête de mort recouverte de parchemin ».

Même mon facteur a l'air d'un militaire.

Tous ces gens qui ne veulent pas me connaître.(A Chalon sur Saône ce samedi 14 novembre, dans la librairie)

Sur son mur FB, après les attentats de Paris du 13 novembre, Cécile Coulon a écrit : « Liberté, aujourd'hui je voudrai te mettre un accent grave. »

Tu es un homme restreint (me dit-elle).

Dans mon enfance les vieillards disaient de celui qui mourait : « Il est retourné chez lui. » Marcel Jouhandeau (Journaliers / Orfèvre et sorcier)

Obscur objet sexuel je suis.

Dans le journal de Susan Sontag du 20 août 1964 : « Lire des critiques obstrue les conduits où circulent les idées neuves : cholestérol culturel. »

Trouver des amis de divertissement pour les fêtes.

Jean Lenturlu

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:44

Hier, samedi 31 octobre, à la librairie, ils viennent tous acheter des livres – chrysanthèmes.

 

Il préfère lire l'affiche annonçant ma dédicace, à côté de moi, que regarder mes livres et me parler.

 

J'aime les femmes dont la beauté n'est pas visible au premier regard.

 

Devant la librairie à Bourg-en-Bresse, deux Gustaves qui passent avec une bière à la main et l'un qui dit : Faudrait rassurer ta femme.

 

Je suis attiré par la misère morale.

 

Je lis avec profit le journal de Jean-Patrick Manchette (1964-1974) dont ceci le vendredi 19 septembre 1969 :  Lu « Une extrême amitié » d'Henri Troyat – Je suis extasié devant le miracle de fabrication qu'est un tel livre. Histoire débile, personnages crétins, décors laids , absence d'évènements. Les procédés eux-mêmes de narration sont éculés. Cela fait pourtant un livre, qui n'a même pas la maladresse des premiers Sagan. C'est à pleurer. Mon extase est une consternation. 

 

Il m'arrive d'ensevelir dans des livres que je ne lirai pas les lettres auxquelles je ne répondrai jamais. Marcel Jouhandeau (Les instantanés de la mémoire)

 

J'aime beaucoup la chanson française, c'est pour ça que j'écoute essentiellement Bob Dylan et Léonard Cohen.

 

Chanter ne me manque pas mais avoir peur avant de monter sur scène, si.

 

Elle regarde mes livre avec un peu d'étonnement et me dit un peu gênée : « Je lis des choses un peu plus littéraires. » Pas eu la présence d'esprit de lui demander : Vous voulez dire sur page blanche avec beaucoup plus de mots ?

 

La littérature est une escroquerie intellectuelle qui joue sur les mots.

 

Un écrivain est-ce un auteur qui a échoué son livre ?

 

J'ai acheté à Nevers au Cyprès « La haine de la littérature » de William Marx. Le comble serait de ne pas le lire.

 

Par un quiproquo postal d'un livre de Marcel Jouhandeau envoyé à la mauvaise adresse, j'ai fait la connaissance de la petite nièce de l'auteur de Chaminadour, qui avait reçu mon envoi. Avons parlé pendant une heure de Marcel et d'Elise... Cette probabilité incroyable était certainement plus incertaine que de gagner à la loterie nationale, donc j'espère bien gagner un jour le gros lot.

 

Jean Lenturlu

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:40

Le retard de vivre.

 

NE PAS AVOIR ENVIE D'ECRIRE (et le faire quand même).

 

Comme de nombreux crétins, je suis amoureux de Lisbeth Salander.

 

« Dés qu'une vérité dépasse cinq lignes, c'est du roman. » (Jules Renard)

 

Elle : C'est incroyable comme tu te méconnais bien !

 

« J'ai voulu écrire quelque chose de triste, et les gens ont trouvé ça drôle. »

David Foster Wallace après la sortie de « L'infinie comédie »

 

« Les vrais livres s'écrivent tout seuls. » Marcel Jouhandeau (journaliers VII)

 

Je n'aime plus l'amour.

 

Vivre loin de sa souffrance et être triste.

 

Il faut trouver dans son cœur un peu de chaleur malgré les courants d'air.

 

Que faire de moi ? dit-il aux autres qui passent sans le regarder.

 

Les romanciers sont les fossoyeurs de la littérature.

 

Pour finir ce journal de septembre, Antoine Blondin qui confie à Pierre Assouline dans un entretien radiophonique en 1988 : « Mon écriture écrit mieux que moi ».

 

 

Jean Lenturlu

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 09:17

L'avenir pose toujours des problèmes anciens.

 

La petite fête pour moi-même.

 

J'achète des livre pour lire les préfaces.

 

Derrière la façade humaine, que du carton pâte.

 

« La vérité est un bon chien qui ne doit pas aboyer trop près des talons de l'Erreur, sous peine de se faire assommer. » Samuel Taylor Coleridge (Notebooks carnets IV)

 

Il me jetait des regards appuyés en lui parlant comme pour me signifier : regarde comme elle a mal fait son travail.

 

Je ne sais pas parler aux femmes.

 

Tous ces gros ventres d'hommes me fascinent : maternité impossible.

 

Ne pas aimer, c'est aussi ne pas mourir.

 

La rentrée littéraire : flux obscène de livres-putes qui veulent se faire prendre.

 

A enseigner à l'école primaire et à vérifier dans les écoles supérieures, cette phrase – programme d'Annah Arendt en 1948 : Le non-conformisme est la condition sine qua non de l'accomplissement intellectuel.

 

Nombre de philosophes, et non des moindres, n'ont pas voulu écrire.

Pierre Hadot (Eloge de la philosophie antique)

 

Et je finis ce mois avec un moraliste (Vauvenargues) : Peu de malheurs sont sans ressource ; le désespoir est plus trompeur que l'espérance.

 

Jean Lenturlu

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 09:08

Petite réflexion très actuelle de Stendhal qui de Milan écrit à son cousin Romain Colomb en août 1818 :

La Russie a toujours cru, depuis Pierre le Grand, qu'elle serait en 1819 la maîtresse de l'Europe si elle avait le courage de le vouloir, et l'Amérique est désormais la seule puissance qui puisse lui résister. On dira que c'est apercevoir les choses de loin ;

 

Etre un vrai homme ou un homme vrai ?

 

Ecrire des poèmes dortoirs.

 

Alors que nous prenions congé, le chef qui s'était occupé de nous de façon aussi généreuse, nous demanda de signer un document prouvant qu'il ne nous avait pas tués, afin que, si jamais nous devions périr sur le chemin du retour, il ne soit pas tenu comme responsable de notre mort.

John Muir (Voyages en Alaska)

 

J'aime les femmes fatiguées d'avoir trop aimé.

 

Le manoir en ruine de Saint-Pol Roux à Camaret, qui domine la plage de Pen Hat et qui m'émeut par son histoire dramatique...

 

Dégoût des dédicaces alors que je n'en fais pas en ce moment.

 

La véritable liberté, c'est pouvoir créer soi-même ce qui est possible. Disons que réaliser ce qu'il nous ai donné de faire n'est déjà pas si mal, mais le but philosophique est toutefois d'élargir ce champ et de se découvrir capable de ce qui, à priori, nous était impossible. Cela résume d'ailleurs ma définition du bonheur.

Alain Badiou (entrevue dans l'obs du 16 juillet 2015)

 

Nous, les femmes, nous adorons les ratés. Ils ont besoin de notre soutien.

Oscar Wilde (Une femme sans importance)

 

Louise qui me dit doctement : Les gens qui louchent, c'est à cause de leur gros nez.

 

Et il faudra mourir sans avoir tué le vent.

(Henry de Montherlant)

 

Ecrire une chanson qui s'appelle : encore un instant de bonheur.

 

Mettre cette phrase de Nietzsche sur ma tombe à Montbrison : La joie est plus profonde que la tristesse. (Je pense à mon ami Aymerick Ramilison qui vient de mourir et je ris de nos frasques d'antan)

 

Jean Lenturlu

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