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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 11:09

En 2017, impassible ne sera pas français.

La diction des sentiments.

L'apocalypse sera religieuse ou ne sera pas.

Ne pas vouloir leur plaire séduit de nombreuses femmes.

Les prémices d'un soulagement existentiel me met au pied du mur de son amour.

Cette réflexion de François Truffaut : J'ai l'impression depuis quelques temps que les films respirent par leurs défauts.

Les voyages déforment la vieillesse.

Tous ces auteurs qui se croient des écrivains...

Cette femme qui offre aux lecteurs son livre sur le bonheur comme un présent maléfique.

Lire au delà des mots.

Mon drame, être un faux chanteur qui n'a pas trouvé son public.

La poésie me poursuit comme une femme amoureuse.

Tous ces Brutus qui veulent devenir Jules César...

Et pour finir ce journal de campagne une pensée de mon ami Louis Scutenaire : Tout le monde peut comprendre ce que j'écris, même les gens intelligents.

Jean Lenturlu

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:33

Ce nouveau livre (Tout s'arrange mais mal) qui paraît gai.

 

La belle définition de Victor Hugo : la mélancolie, c'est la joie d'être triste.

 

Cette femme qui veut presque regarder mes livres.

 

Lire des aphorismes, c'est comme manger des chocolats.

 

Mais mon chagrin voulait une image juste, une image qui fût à la fois justice et justesse.

Roland Barthes (La chambre claire)

 

Il a cru toute sa vie qu'il était intelligent.

 

Spéciale dédicace aux romanciers, cette phrase de Blaise Pascal : Je vous écris une longue lettre parce que je n'ai pas le temps d'en écrire une courte.

 

La peste soit de l'ayant-droit, acharné à reconstituer une vie de « saint » propre à édifier les masses plutôt qu'à nous laisser le portrait, juste dans ses contrastes et ses contradictions, d'un être humain. Antoine Audouard (Préface aux lettres de Tchekhov)

 

Je suis fatigué de moi-même.

 

Je voudrai revenir pour rester las.

 

Devenir un vieil auteur qui radote ses écrits et qui vend sa jeunesse.

 

Les fêtes du livre, des maisons de retraite d'un jour ...

 

Cette femme inaccessible par l'amour que je lui porte.

 

Envie de lire loin et profond.

 

La malédiction d'être trop belle.

 

Être libraire c'est carton.

 

Les adultes sont des enfants ratés dit Philippe Sollers à la radio ce jeudi.

 

Et pour finir ce mois, cette phrase d'une vieille dame à Annonay après avoir écouté une de mes chansons : « Vous êtes un peu macabre sur les bords, vous ! »

 

Jean Lenturlu

 

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 11:24

Un peu de retard pour ce journal. Débordé de dédicaces avec mon nouveau livre "Tout s'arrange mais mal"...

 

Et si l'envie m'envahit les lèvres, je peux très bien me lécher. (pris sur le mur FB de Nohed Eve)

 

Si un jour je réalise un film, je signerai « Stanley Lubrique ». (un merci à Tinou pour cette phrase)

 

Bailler d'amour.

 

Les écrivains ne méritent pas d'être encouragés. (Jim Harrison)

 

Je suis un socialiste récalcitrant.

 

Trouver l'autre qui est en moi.

 

La peinture pense. (Daniel Arasse)

 

Idée de refrain :

Aime-moi de temps en temps

et déteste moi souvent.

 

J'ai aucune nostalgie du futur.

 

Quand il m'arrive de relire ce journal, j'ai déjà une impression posthume. (Hervé Guibert « Le mausolée des amants »)

 

L'anorexie de ma pensée face à l'obésité des mots.

 

J'ai décidé d'arrêter de chanter. Je vais gémir maintenant.

 

La politique s'occupe de nous au lieu du contraire.

 

Fréquenté. Il y a quelques jours ! trois femmes écrivains ; lors d'une rencontre littéraire : depuis j'ai, des problèmes de syntaxe.

 

Une pensée de mon ami Louis Scutenaire pour finir ce journal de campagne :

Il n'y a de visage banal que pour les yeux pâles.

 

Jean Lenturlu

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 13:19

C'est en 1335 que le maire et les échevins d'Amiens obtiennent de Philippe VI le droit de faire fabriquer une cloche spéciale pour imposer aux ouvriers de la ville l'heure du début de la journée de travail, celle de l'arrêt pour déjeuner et celle de la fin de journée.

 

L'amour ne tient jamais en place. (Christian Bobin « La plus que vive »)

 

Dans le journal de Susan Sontag (1965) : « Peu m'importe que quelqu'un soit intelligent ; toute situation entre des gens produit de l' « intelligence », lorsqu'ils se montrent réellement humains l'un avec l'autre.

 

Le burkini est un attrape couillon de laïques.

 

J'ai toujours peur de mourir avant la sortie d'un nouveau livre, jamais après.

 

Nous n'allons jamais au cimetière. Ce n'est pas l'endroit où se trouvent les morts. Les morts sont dans les gens. Chacun en porte une quantité plus ou moins importante. (Samuel Benchetrit « La nuit avec ma femme »)

 

Cette belle phrase d'Aragon : Il me reste si peu de temps pour aller au bout de moi-même.

 

Toutes ces pensées, même les miennes, ne m'appartiennent pas.

 

Il faudrait que chaque écrivain pense à cette phrase de Pierre Michon avant de commencer un nouveau livre : Ecrire, c'est se justifier sans qu'on vous le demande.

 

La liberté de ne pas être libre.

 

Ce nouveau livre est déjà loin de moi, alors qu'il n'est pas encore imprimé.

 

Regarder en face sa médiocrité d'homme.

 

Ces hommes politiques qui nous promettent tout ce qu'ils ne peuvent pas nous offrir.

 

Elle crie pour parler.

 

Lu cette phrase : Etre mis devant la fête accomplie.

 

Ses griffes qui me caressent.

 

Une pensée de mon ami Louis Scutenaire pour finir ce mois :

Pour être content de soi il suffit de regarder et d'écouter les autres.

 

Jean Lenturlu

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 16:26

L'impensable ne pense pas.

 

Relu « Leçons d'amour » de Joan Wyndham car je me sens un peu limité.

 

Cette réflexion de l'écrivain Pèter Esterhazy qui vient de mourir ce 14 juillet 2016 : « Il est bigrement difficile de mentir quand on ne connaît pas la vérité. »

 

Propos vomitifs de tous ces gens qui détestent les hommes et femmes politiques. Leur punition, devenir pendant un mois un élu dans une petite ville de province au service de leurs administrés et on verrait ce qu'ils en disent avec cette définition de l'historien Patrick Boucheron : « La politique, ce n'est pas la quête de la vertu mais l'organisation de la mésentente. »

 

Je pense à elle pour ne pas l'oublier totalement.

 

A la Flèche, ce 16 juillet, au restaurant, spectacle de la belle serveuse désorientée.

 

Je ne peux vivre que des amours impossibles.

 

Mon constat d'échec est certainement une réussite.

 

J'ai envie de mourir ce soir mais pas longtemps.

 

Tous ces gens qui s'obstinent à prendre des coups de soleil...

 

Cette lassitude d'exister, vite rattrapée par l'urgence de vivre.

 

Parler de Dieu pour ne rien dire.

 

Et pour finir ce mois d'été, une pensée de Paul Nougé :

Le froid est vraiment un plaisir pour les riches.

 

Jean Lenturlu

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 16:50

 

 

 

 

On ne peut pas forcer tout le monde à aller au Paradis.

(Remarque d'un retraité algérien au sujet des islamistes)

 

A Valence, dans la rue, devant la librairie , cette femme qui me dit en lisant mes aphorismes : « Vous êtes un peu triste à l'intérieur ».

 

Il faut beaucoup de temps pour devenir jeune. (Régis Debray)

 

Hier au Théâtre antique à Vienne, écrasé par la notoriété d'un chanteur célèbre...

 

Je ne veux pas qu'on m'aime ; je veux qu'on ait pitié de moi.

 

Ils filment avec leur téléphone des souvenirs dont ils ne se rappelleront pas.

 

Ecouté cette sentence de Maurice Levy sur France Info : Il faut accélérer pour ne pas rater le virage.

 

Je n'aimerai pas être le cerveau de certaines personnes.

 

Envie de ne pas chanter.

 

La nuit ne sait pas qu'il fait noir. (Joe Bousquet)

 

Elle veut me forcer à être heureux alors que je me sens bien dans le désespoir.

 

Cet été, envie d'aller en Sibérie pour rencontrer des femmes froides.

 

La chiantillesse (mot de Louise).

 

De belles rencontres amoureuses sans aucun lendemain difficile.

 

Sa hantise suprême était de se réveiller à côté d'une femme et ses rêves étaient peuplés de nombreux travestis grimaçants.

 

Et pour finir ce mois, une pensée de Jules Renard tirée de son journal : « La lâcheté des mains quand il faut applaudir ».

 

Jean Lenturlu

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 21:20

 

Le mode de vie de la tique est assez austère. La femelle fécondée grimpe sur une branche de buisson à l'affût d'un mammifère (ou d'un oiseau) de passage. Elle peut rester ainsi à attendre plusieurs jours, plusieurs semaines , et plusieurs années... On a pu maintenir en vie l'animal en laboratoire pendant dix huit ans, sans qu'elle ne se nourrisse ou ne bouge ! Lorsqu'un animal passe enfin sous sa branche, elle se laisse tomber sur lui. Elle se fixe alors sur sa peau, y enfonce la tête et se gorge de son sang. Ensuite, elle quitte l'animal parasité et va déposer sur le sol ses œufs remplis de réserves sanguines. Puis elle meurt.

Jean-François Dortier « L'homme, cet étrange animal »

 

L'histoire est toujours contemporaine.

 

La hantise quand on frappe à la porte.

 

Il regardait son futur par derrière.

 

Dans la préface à « Lucien Leuwen » cette pensée d'Alain : Une foi est un bon refuge pour douter de tout.

 

Il se figea dans une immobilité dont seuls les Indiens sont capables – comme un effluve de fumée de cèdre, elle traverse leur corps et devient un souffle impalpable, comme s'ils devenaient presque complètement invisibles.

Craig Johnson « A vol d'oiseau »

 

le sens impossible des mots.

 

Comme tous les gens laids je me suis énormément regardé dans le miroir.

Michel Fau

 

Je préfère dormir dans mes bras.

 

Je crois qu'on peut aussi tuer avec la gentillesse.
Bob Dylan

 

Les jeunes avec leurs amours, les vieux avec leurs maladies...

 

Sauter pour mieux reculer.

 

L'insomniaque qui tombe du réveil.

 

Et pour finir ce mois, ce dicton de Marcel Mariën (la boîte noire) :

Le désir se trompe parfois, le plaisir jamais.

 

Jean Lenturlu

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 07:55

Cette beauté froide qui me réchauffe le cœur.

 

Cet enfant de 8 ans qui s'allonge par terre dans sa chambre et qui dit à l'éducateur : Je vais crever de sommeil.

 

La vie est une maladie de l'esprit.

Novalis

 

Suivre de loin une femme et croire qu'on peut l'aimer de près.

 

L'Art vise, non pas une explosion momentanée d'adrénaline, mais l'édification graduelle durant toute une vie d'un état d'émerveillement et de sérénité. L'art dans sa plus haute mission est à peine humaine.

Glenn Gould

 

Je n'ai pas le temps d'exister.

 

Il ne sait pas quoi dire alors il parle.

 

L'existence d'un Purgatoire repose aussi sur la conception d'un jugement des morts, idée assez répandue dans les différents systèmes religieux, mais les modalités de ce jugement ont grandement varié d'une civilisation à une autre. La variété de jugement qui comprend l'existence d'un Purgatoire est très originale. Elle repose en effet sur la croyance en un double jugement, le premier au moment de la mort, le second à la fin des temps.

Jacques Le Goff (La naissance du Purgatoire)

 

Le 23 avril 2016, 400 ans après sa mort je note ceci : Shakespeare n'a jamais existé. Toutes ses pièces ont été écrites par un inconnu qui portait le même nom que lui.(Alphonse Allais)

 

J'ai besoin aujourd'hui d'être une guitare électrique.

 

Nuit debout et Jour couché.

 

Il faut vivre debout dit-il et il s'assoit.

 

Il y a des librairies où il fait froid à l'intérieur des livres.

 

Et pour finir ce mois « une nouvelle en trois lignes » de Félix Fénéon :

Le valet Silot installa, à Neuilly,

chez son maître absent une femme amusante,

puis disparut, emportant tout, sauf elle.

 

Jean Lenturlu

 

 

 

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 11:39

Un alcoolique devient forcément imbuvable.

 

C'est dans la maladie que nous nous rendons compte que nous ne vivons pas seuls mais enchaînés à un être différend, dont les abîmes nous séparent, qui ne nous connaît pas et duquel il est impossible de nous faire comprendre : notre corps. (Marcel Proust – mort de ma grand-mère)

 

Je suis ruiné mais quand on est déjà pauvre, ce n'est pas très grave.

 

Sois un homme, comme ta mère. (proverbe marocain)

 

A Besançon , dans une pâtisserie - salon de thé, un monsieur qui explique au vendeur : Vous n'allez pas me croire, mon confesseur m'a dit « Pour ta pénitence, tu m'achèteras des chocolats ! »

 

« La guerre des juifs » de Flavius Josèphe, un livre d'actualité à lire absolument.

 

Dans quinze jours, je chante mes chansons ou alors je fais semblant.

 

La subtilité est une forme de mépris pour cette époque rustique.

 

Cette femme m'ayant acheté un livre-disque pour un cadeau qui me dit : Vous êtes l'homme qui tombe à pic !

 

L'homme politique est par définition idiot, puisqu'il est élu par le plus grand nombre sauf quand les circonstances historiques le poussent parfois à devenir un héros, ce qui sublime son incompétence en destin grandiose. (Ce n'est pas de sa faute)

 

Olivier, grimaçant, après s'être mouché : « Je ne sais pas ce qu'ils mettent dans le sopalin »

Constant (9 ans) : De la sopaline.

 

A Vichy, m'a dit Martine la libraire, il existe les sœurs quatre bras. Ecrire une histoire ?

 

50, 70, 90, 70, 50, 70, 50, 90, 50, 70, 110, 130, 50 : la vitesse des routes m'insupporte. Pourquoi ne pas mettre toutes les routes à cent cinquante et la sélection naturelle fera le reste. C'était ma séquence « Darwin avait bien raison mais il ne travaille pas à la sécurité routière ».

 

Vivre vite et mourir lentement, ou le contraire ?

 

J'ai la gueule de bois de ne pas boire.

 

Et pour finir un petit aphorisme du grand Karl Kraus : Dans une tête vide, il entre beaucoup de savoir.

 

Jean Lenturlu

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 08:58

Elle me regardait, mais j'étais tourné vers la fenêtre, contemplant les ténèbres de ma vie.

Craig Johnson « Le camp des morts »

 

Le cordon ombilical de son cul.

 

La logique s'est maintenant réfugiée dans les logiciels.

Jean Luc Godard

 

Je ne vis pas, j'attends d'exister.

 

Mon cœur comme cet appartement vide où tous les meubles ont disparu.

 

Descente dans la nuit (que je vois comme un escalier – marche par marche – sans que jamais il y eût une dernière).

Marina Tsvetaieva

 

Ne t'inquiète pas chéri, je suis aux urgences à l'hôpital mais la voiture n'a rien.

 

Hier 19 février, C. me parlant de son éventuelle séparation qui me dit un peu inquiète : « En homme, je n'y connais rien ! »

 

On entend le silence qui s'est lavé dans les eaux,

et je voudrai, terrassé de soleil,

m'endormir en plein midi,

l'âme aussi dure que la montagne immense.

Benjamin Fondane

 

Chanter encore une fois ou deux mes chansons et changer de nom : James Azbine.

 

J'ai encore envie de boire beaucoup mais je n'ai plus le foie.

 

Conseil de Jules Renard pour finir ce mois : Lis toutes les biographies des grands morts, et tu aimeras la vie. (Journal 29 novembre 1895)

 

Jean Lenturlu

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