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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 15:37

Vision prémonitoire dans les journaux de Léonard de Vinci, à propos de nous, les hommes à venir :

« Dans leur présomption démesurée, ils voudront même atteindre le ciel, mais le trop grand poids de leurs membres les retiendra sur la terre. Alors rien ne subsistera sur terre, sous terre ou dans l'eau qu'ils ne poursuivent, ne dépistent ou ne détruisent ; rien non plus qu'ils ne traînent d'un pays à l'autre. Leur corps servira de tombeau et de passage à tous les corps vivants qu'ils auront tués. »

 

Je ne dors pas et je ne pense pas à toi.

 

Pleurer sous la mer.

 

Au moment du coït, il recula pour mieux sauter.

 

Cette plénitude d'être vide.

 

Quand il tomba à l'eau, on s'aperçut très vite qu'il nageait comme un batracien aquaphobe.

 

Dés qu'il voyait une femme, il pétillait de bêtise...

 

Mon souci principal, dans cette histoire, est de mourir à l'abri des regards de mes parents.

(Hervé Guibert – A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie)

 

A Montluçon, devant la librairie, une dame d'un âge certain qui m'explique qu'elle a écrit son premier haïku sans le savoir et qu'elle en a composé une cinquantaine ensuite. De mémoire, elle me cite le premier d'entre eux :

 

« Je suis comme la tombe

J'ignore l'heure des visites

Vivement Toussaint. »

 

Il se cognait aux parois de son intelligence toutes les fois qu'il tentait de réfléchir.

 

Mon regard posé sur ton refus.

 

Dans le documentaire sur le travail du chorégraphe Ohad Naharin, le danseur Yossi Yungman dit : « C'est ça la définition de l'art, le tout dans l'infiniment petit. »

 

Et pour finir ce mois, une pensée de mon ami Philippe Bosser : « A la première phrase, il versa dans la littérature. »

 

Jean Lenturlu

 

 

 

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 14:43

Il passait ses vacances au cimetière pour s'habituer.

 

Mes dessins sont des brouillons de mon incertitude.

 

A mettre sur ma tombe (sentence de Léon Bloy) : Il est plus tard que tu ne crois.

 

J'aime George Sand et Emma Peel.

 

La phrase est le plus court chemin d'un mot à un autre. (Jacques Jouet)

 

Même seul, il se sentait de trop.

 

Quand j'étais jeune je sentais le souffre, maintenant plutôt le camphre...

 

Sur les frontons des écoles cette phrase de Spinoza ne serait pas de trop : Il est impossible au maître d'imiter l'élève.

 

Je suis un romantique impuissant.

 

Monter sur scène c'est dépasser la peur du public.

Camille

 

Petit conte de Norge : Il y avait cent brebis. Elles étaient toutes malades. Une seule allait bien. On l'appela la brebis galeuse.

 

Une façon de mourir pire que la mort : quand l'être aimé tue lentement l'image de nous-mêmes qui vivait en lui. En cette personne, nous nous éteignons. Et ce peut être l'oeuvre des obscurs rayons qui émanent de nous ; les fleurs se referment en silence devant nous.

Ernst Jünger (Journal 24 février 1943)

 

Il était tellement ivre que ses propos devinrent intelligents.

 

Avoir un atelier pour croire que je peux travailler mes idées sur l'établi.

 

Juste après avoir eu cinquante ans, il chercha désespérément à freiner sa vie et s'écrasa sur le mur de la soixantaine.

 

Et pour finir ce mois en retard cette remarque scientifique (et moraliste) de mon ami Louis Scutenaire : Les petits ruisseaux font les grandes rivières qui font les grands fleuves qui font les grands océans qui s'évaporent.

 

Jean Lenturlu

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 20:32

Déjà, chercher un territoire pour mourir.

 

Dans l'abécédaire de Gilles Deleuze, ce propos qui date de 1988 et qui semble être prémonitoire :  «  Il y a un risque que les vrais clients des éditeurs, ce ne soient pas les lecteurs potentiels, que ce soient les distributeurs. Quand les distributeurs seront vraiment les clients des éditeurs, qu'est-ce qui se passera ? Ce qui intéresse les distributeurs, c'est la rotation rapide, ça veut dire les trucs des grands marchés, régime du best-seller, etc. c'est à dire, toute la littérature créative sera écrasée. »

 

J'aurai aimé être un célibataire à femmes et m'appeler Marcel Coït.

 

Tout à coup, dans ses yeux s'est allumée une lueur d'inintelligence.

 

Belle utopie d'existence :

« Aller à cheval, tirer à l'arc et dire la vérité » (Karen Blixen)

 

« Vous avez le teint expressif » dit-il complètement ivre à la dame impassible.

 

A Clermont-Ferrand, une ironie cruelle qui fait résider des réfugiés, sans papiers, rue des quatre passeports.

 

Le 21ème siècle doit affronter une épidémie de croyances qui sera peut-être fatale au genre humain.

 

Chez mon ami Nicolas de Bouquidisk, trouvé les trois premiers tomes du journal de Ernst Jünger dont j'extrais ceci : «  De l'humidité considérée comme élément vital. L'afflux des sèves provoqué par la jouissance plus forte ; la salive qu'appelle une bouchée savoureuse ; le mouvement du sang et les sécrétions des jeux de l'amour. Nous sommes en pleine sève. La sueur et les larmes aussi manifestent l'activité de la vie dans les régions profondes de la santé. Je plains celui qui ne peut ni transpirer ni pleurer. Puis l'humidité dans le domaine de l'esprit : par exemple, la fraicheur de la sève, de la mousse et de la forêt dans la poésie. Surtout le jaillissement, l'abondance de mots et d'images où flottent les parcelles solides. « Jardins et routes » 9 mai 1939

 

Je suis simplement compliqué.

 

Le mal, arrivé à un certain point, s'égorge lui-même. (Joseph de Maistre)

 

Je vous laisse méditer ce mois sur « Ossoyo – Ossoko », la formule magique de mon ami Christophe Guillot qui vient de partir ailleurs. Si on la prononce tous les jours, il se passe quelque chose. Comme le disait Louis Scutenaire l'air n'est pas libre.

Jean Lenturlu

 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:56

J'ai déjà la nostalgie du futur.

 

Il avait apporté des parfums précieux, des drogues fétides et du feu.

Benvenuto Cellini (Mémoires de ma vie)

 

Dans le journal du poète-avionneur Maurice Blanchard ( Danser sur la corde 1942-1946) que j'ai trouvé à la librairie de la Halle Saint-Pierre à Paris (aucune librairie ne recèle autant de trésors !) ceci : «  J'ai connu à Dunkerque, de 1915 à 1917, un être très curieux, le lieutenant de vaisseau Winter qui semblait sorti tout vivant du cerveau d'Alfred Jarry. Pour obéir aux instructions générales concernant l'entraînement militaire du personnel, il avait acheté des chapeaux melon, des monocles et des binocles. Il rassemblait son monde, leur distribuait les armes, c'est-à-dire, chapeaux et lunettes, et commençait l'exercice. «  Posez mono-ocles ! Présentez bino-ocles ! Repos » (…) Il nous réunit un jour et nous dit : «  Heure H : cinq heures et demie du soir. Objectif : la pâtisserie (c'était une pâtisserie située en face de l'église et tenue par trois jeunes filles amoureuses). But : pillage, viols, assassinats. «  Nous y fûmes à l'heure dite et nous mangeâmes tous les gâteaux. Winter était le plus heureux des hommes, il paya le goûter. Les jeunes filles lui pardonnaient ses fantaisies car il était leur meilleur client. » ( Lundi 23 novembre 1942)

 

Mon inconscient a plus de talent que moi.

 

Du ciel tombe des cordes. Faut-il y grimper ou s'y pendre ? Feu-Chatterton (refrain de chanson)

 

Le cinéma a été un de mes moyens de transport. (Boris Bergman)

 

A Lons le Saunier ce vendredi 18 mai, des lycéens en visite culturelle avec leurs professeurs rentrent dans la librairie La Boîte de Pandore et portable à la main photographient les livres comme les animaux au zoo. Ils me photographient aussi et j'ai l'impression qu'ils vont me donner des cacahuètes (auteur vivant, espèce en voie d'extinction).

 

Etre pauvre, une vraie vocation pour moi.

 

D'un côté des réfugiés, de l'autre des robots.

 

La découverte par hasard de Shirley Goldfarb, peintre américaine peu connue qui vécut à Paris , plutôt difficilement et qui a écrit ces « carnets » de 1971 à sa mort en 1980. Livre bleu du Quai Voltaire trouvé chez un bouquiniste de la rue des martyrs que j'ai lu en rentrant de Paris dans le train ce dimanche 28 mai. Quelques notes pour vous donner envie : Je suis une femme riche sans argent (1er octobre 1975) – Je dois suivre ma propre étoile même si c'est une étoile filante (23 octobre 1976) – Il y a énormément d'aventure – si on en a conscience – à rester assise sans jamais traverser les frontières, gardant les mêmes habitudes (oui, il y a de l'aventure dans la non-aventure). Je voyage autour de moi-même. (27 décembre 1974). Attendre est un art (3 février 1975).Shirley me plaît et je pense à elle avec tendresse en ce moment.

 

Cette pensée du chanteur Dick Annegarn écoutée à la radio : L'air est mélodique.

 

Et pour finir en beauté, mon ami Marcel Mariën qui pense toujours très fort (et ça gratte le cerveau) :

Le féminisme est une invention masculine.

 

Jean Lenturlu

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 16:48

J'aime avoir mal au cœur et sentir la pluie sous mes paupières.

 

« Mais comment sait-il aussi tant de choses réelles ? A force de mentir, sans doute... »

Matthieu Galey (Journal / 11 avril 1957)

 

Le sombre désespoir d'être jeune.

Maurice Sachs

 

Je suis pour l'immunité ouvrière.

 

En temps de crise économique, ce propos spirituel à placer lors d'un dîner mondain :

Elle : « Que dites-vous, très cher ?
Lui : « Rien d'onéreux, Madame ».

 

Trouver le lieu et la formule. (Rimbaud a-t-il trouvé quelque chose loin de sa mère ?)

 

En 1920, Pierre Reverdy écrit à Gabriel Bounoure : Nous voulons tellement comprendre que nous ne savons plus aimer.

 

« L'Histoire n'est pas le passé, c'est le présent. »

James Baldwin (dans le très bon documentaire « Je ne suis pas votre nègre » de Raoul Peck diffusé ce mois-ci sur Arte.)

 

Tous les matins ou je fais des nuits de veille, je lis sur le coup des 6 heures quelques pages des journaux-mémoires de Pierre de L'étoile qui chronique les temps difficiles d'Henri III et d'Henri le Béarnais qui allait devenir le numéro 4. Ceci qui me ravit par ce langage rustique où les accents n'avaient pas encore chassés les s : « Genehrard, ce jour par dessus les autres, prescha séditieusement, deschirant le Roy, en sa chaire, des plus vilaines injures et calomnies qui se puissent excogiter. (Juin 1593)

 

Le vote utile, le vote utile ! Et le vote inutile alors ?

 

Je suis snob en politique, toujours du côté du plus faible pour me sentir opprimé.

 

IL faudrait pour les différentes élections changer les modalités du jeu politique en s'inspirant des pires émissions de télé-réalité où les candidats auraient des épreuves physiques et intellectuelles à affronter ensemble ou séparément. Non seulement ce serait drôle mais aussi très instructif.

 

Dans « Ouallou » d'Audiberti, cette phrase qui m'inquiète : « Dans la famille, on est tous cousins de père en fils. »

 

Cette pensée métaphysique de mon ami Marcel Marïen pour finir ce mois :

C'est grâce au trou de la serrure que la chambre existe.

 

Jean Lenturlu

 

 

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 19:35

Cette élection, vraiment piège à on... (Fillon, Mélenchon, Hamon, Macron, Le Penon)

 

Toujours impressionné par la beauté fraîche des jeunes femmes, pas encore usée.

 

Les travailleurs humanitaires, lorsqu'ils tendent de la nourriture à des gens affamés, apprennent rapidement que les gens qui se battent aux premiers rangs sont ceux qui en ont le moins besoin. Les vrais indigents sont assis en silence à l'arrière, trop faibles pour lutter. Il en va de même dans la tragédie. Souvent, les plus affligés sont ceux qui manifestent le moins leur peine. Mais il savait qu'il n'y avait pas de règle absolue. Louise Penny « Nature morte »

 

Ma devise : Il n'y a pas de frontières dans l'Art d'aller trop loin. (Il faut simplement pouvoir revenir)

 

Mon souhait : Sur ma tombe, inscrire sous mon nom (comme Matthieu Galey) : Homme de livres.

 

Mon désir : Vivre le plus longtemps possible jeune.

 

Et comme écho cette pensée de Théodore Zeldin : L'âge n'est qu'un déguisement.

 

Dans le journal de Jacques Lemarchand, Geneviève K qui dit le 3 juin 1942 : Je suis fatiguée que le monde me prenne pour une femme.

 

Pourquoi je n'écris plus de chanson. (Ce n'est pas une question)

 

Faut-il se creuser la cervelle ou laisser germer les idées ?

 

Eric Losfeld, grand éditeur des années 70-80 : « La seule littérature qui me touche, c'est la littérature écrite avec passion, ou plutôt la littérature passionnée. Je me méfie des mots qui ont trop servi ; à ces mots, je préfère les images, et, parmi elles, les images pures, surtout quand elles ne sont pas innocentes.

 

Métier qui se perd : déserteur de mariages.

 

Dans Libération du 6 mars cette perle d'un parlementaire haïtien à qui l'on demandait, il y a quelques années, de se prononcer sur un coup d'Etat : Je suis ni pour ni contre, bien au contraire.

 

Et pour finir ce mois, Giacomo Casanova pour détendre l'atmosphère électorale : Je baise l'air, croyant que tu y es.

 

Jean Lenturlu

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 15:55

Le comble de l'affront pour un général : être condamné à mort par le dictateur fou pour « crimes contre-révolutionnaires dépassant l'imagination ».

 

Lutter contre le besoin d'avoir toujours raison.

 

Je fuis devant moi.

 

Un jour, on a demandé à Mario Balotelli pourquoi il ne célébrait plus ses buts. L'attaquant a répondu par une question : A-t-on déjà vu un facteur sauter de joie après avoir délivré un colis ?

Grégory Schneider dans Libération du 20 février 2017

 

Avec elle l'amour repasse toujours deux fois.

 

Ma devise du mois (en italien) piquée dans le journal du gros Dominique (que j'aime du fond du cœur) du 25 août 1802 :

Brama assai, poco spera, nulla chiede            (Désire beaucoup, espère peu, ne demande rien)

 

Je passe ma vie à m'attendre.

 

Toutes ces femmes que j'aime deux minutes trente.

 

Ne pas savoir que l'agent VX existe est bon pour le moral. Cet agent neurotoxique, dix fois plus puissant que le gaz sarin est une invention britannique de 1952, développée dans la foulée par les Américains. Indolore, incolore et à la texture huileuse, le VX s'attaque au système nerveux et entraîne deux arrêts : cardiaque d'abord, puis respiratoire (ce qui est mieux que le contraire). Sur la peau, 5 milligrammes de cet agent, classifié arme de destruction massive par l'ONU, suffisent à tuer un adulte de 70 kgs en vingt minutes. Voilà, maintenant vous êtes démoralisé. (Source toxique Libération)

 

Je ne suis pas ce que je crois.

 

Comme au temps lointain où ses parents lui avaient choisi un époux, elle avait les traits délicatement tracés par la pureté et la soumission, les joues brillantes d'une chaste espérance, d'un rêve de bonheur, même d'une innocente gaîté, que les années avaient peu à peu détruits. La vie en se retirant venait d'emporter les désillusions de la vie. Un sourire semblait posé sur les lèvres de ma grand-mère. Sur ce lit funèbre, la mort, comme le sculpteur du Moyen-Âge, l'avait couchée sous l'apparence d'une jeune fille.

Marcel Proust « A la recherche du temps perdu »

 

Il ne veut pas admettre qu'il est mort.

 

Cette jeune femme complètement folle à la librairie de Besançon qui me mitraille de questions absurdes et qui me fait fuir au bout de vingt minutes, ne supportant plus sa souffrance mentale (midi et demi samedi).

Pour finir ce mois, un proverbe de circonstance politique :

Qui gagne à l'Euro-Fillon perd les élections.

 

Jean Lenturlu

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 21:24

Ils veulent nous rendre superflus.

 

Dans le journal d'Hervé Guibert « Le mausolée des amants » :

Ainsi moi-même (sans me comparer à Goethe ou à Kafka), mais en qualité d'écrivant, d'homme relativement dévoué à l'écriture, je pourrai imaginer que ce que j'ai pu faire de cette écriture, tant bien que mal, sera un jour assimilé par un autre corps favorable, qui l'apportera plus loin (je suis par avance amoureux de ce corps là), il y aurait dans l'écriture un fantasme d'insémination, d'enfantement : mettre vingt ans après sa mort, un siècle après sa mort, un fantasme d'écriture dans un corps étranger.

 

L'amour (comme l'écrit Dany Laferrière) vient du sud de la vie et lui aussi il a faim.

 

Ce serait comique si les fourmis avaient pris l'Homme comme leur Dieu invisible...

 

Les solutions de l'avenir sont derrière nous.

 

C'est sur ceux qui sont saisis d'une peur véritable devant la faute inéluctable du genre humain, sur eux et eux seuls, qu'on pourra compter pour affronter partout, sans crainte ni compromis, le mal dont les hommes sont capables et qui est sans limites. Hannah Arendt (La culpabilité organisée)

 

Je suis un musée imaginaire.

 

Elle : Qu'est-ce que t'aimerais devenir après ta mort ?

Lui : Un fossile.

 

Mon seul passe-temps dans la vie : vomir.

 

J'aime les gens tristes car j'attends avec patience leur sourire (qui est souvent merveilleux).

 

L'avocat Thierry Lévy qui vient de mourir ce lundi à 72 ans a écrit dans « L'Animal judiciaire » : La prison, c'est d'abord l'injustice. Tout y est permis, car rien de ce qui la remplit n'est juste.

 

Je suis amoureux de toutes les femmes qui me détestent.

 

Le peuple est mort et il ne le sait pas.

 

Et pour finir ce journal, une pensée de mon ami Marcel Mariën :

Je n'ai pas le temps d'être riche.

 

Jean Lenturlu

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:18

Recopier le code civil pour apprendre à écrire (conseil de mon ami Henry Beyle pour démarrer l'année 2017).

 

Après avoir bu son verre, elle emploie le mot « lampé » et précise : « C'est un mot qui éclaire ».

 

Cette phrase du Général Shéridan citée par Terry Allen dans un article de Libération pour la re-sortie de son album « Lubbock (on everything) » : Si j'étais propriétaire de l'Enfer et du Texas, j'habiterais en Enfer et je louerais le Texas. »

 

Je rêve d'écrire des pensées sans mots.

 

Mes livres sont devenus d'effrayants cadeaux de Noël.

 

Je pourrais écrire de nouveau des chansons si je croyais cela impossible.

 

Cet aphorisme qui tombe dans un silence assourdissant.

 

L'amour est volatile mais ce n'est pas le petit oiseau.

 

Prendre de l'âge me fait devenir jeune et beau.

 

Je suis toujours pré-occupé par le rien. (rien à faire – rien à dire – rien à foutre)

 

Pourrir n'est pas correct, il faut se décomposer. (Comment réussir sa mort)

 

Mes lectures ne me regardent pas.

 

L'amour est une caricature de la pornographie mais qui n'ose pas trop.

 

Tous ces souhaits de bonne année m'enrhument.

 

Pour finir ce mois cette pensée apocalyptique de Marcel Mariën :

Au commencement était demain.

 

Jean Lenturlu

 

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 11:09

En 2017, impassible ne sera pas français.

La diction des sentiments.

L'apocalypse sera religieuse ou ne sera pas.

Ne pas vouloir leur plaire séduit de nombreuses femmes.

Les prémices d'un soulagement existentiel me met au pied du mur de son amour.

Cette réflexion de François Truffaut : J'ai l'impression depuis quelques temps que les films respirent par leurs défauts.

Les voyages déforment la vieillesse.

Tous ces auteurs qui se croient des écrivains...

Cette femme qui offre aux lecteurs son livre sur le bonheur comme un présent maléfique.

Lire au delà des mots.

Mon drame, être un faux chanteur qui n'a pas trouvé son public.

La poésie me poursuit comme une femme amoureuse.

Tous ces Brutus qui veulent devenir Jules César...

Et pour finir ce journal de campagne une pensée de mon ami Louis Scutenaire : Tout le monde peut comprendre ce que j'écris, même les gens intelligents.

Jean Lenturlu

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