Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 15:55

Le comble de l'affront pour un général : être condamné à mort par le dictateur fou pour « crimes contre-révolutionnaires dépassant l'imagination ».

 

Lutter contre le besoin d'avoir toujours raison.

 

Je fuis devant moi.

 

Un jour, on a demandé à Mario Balotelli pourquoi il ne célébrait plus ses buts. L'attaquant a répondu par une question : A-t-on déjà vu un facteur sauter de joie après avoir délivré un colis ?

Grégory Schneider dans Libération du 20 février 2017

 

Avec elle l'amour repasse toujours deux fois.

 

Ma devise du mois (en italien) piquée dans le journal du gros Dominique (que j'aime du fond du cœur) du 25 août 1802 :

Brama assai, poco spera, nulla chiede            (Désire beaucoup, espère peu, ne demande rien)

 

Je passe ma vie à m'attendre.

 

Toutes ces femmes que j'aime deux minutes trente.

 

Ne pas savoir que l'agent VX existe est bon pour le moral. Cet agent neurotoxique, dix fois plus puissant que le gaz sarin est une invention britannique de 1952, développée dans la foulée par les Américains. Indolore, incolore et à la texture huileuse, le VX s'attaque au système nerveux et entraîne deux arrêts : cardiaque d'abord, puis respiratoire (ce qui est mieux que le contraire). Sur la peau, 5 milligrammes de cet agent, classifié arme de destruction massive par l'ONU, suffisent à tuer un adulte de 70 kgs en vingt minutes. Voilà, maintenant vous êtes démoralisé. (Source toxique Libération)

 

Je ne suis pas ce que je crois.

 

Comme au temps lointain où ses parents lui avaient choisi un époux, elle avait les traits délicatement tracés par la pureté et la soumission, les joues brillantes d'une chaste espérance, d'un rêve de bonheur, même d'une innocente gaîté, que les années avaient peu à peu détruits. La vie en se retirant venait d'emporter les désillusions de la vie. Un sourire semblait posé sur les lèvres de ma grand-mère. Sur ce lit funèbre, la mort, comme le sculpteur du Moyen-Âge, l'avait couchée sous l'apparence d'une jeune fille.

Marcel Proust « A la recherche du temps perdu »

 

Il ne veut pas admettre qu'il est mort.

 

Cette jeune femme complètement folle à la librairie de Besançon qui me mitraille de questions absurdes et qui me fait fuir au bout de vingt minutes, ne supportant plus sa souffrance mentale (midi et demi samedi).

Pour finir ce mois, un proverbe de circonstance politique :

Qui gagne à l'Euro-Fillon perd les élections.

 

Jean Lenturlu

 

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 21:24

Ils veulent nous rendre superflus.

 

Dans le journal d'Hervé Guibert « Le mausolée des amants » :

Ainsi moi-même (sans me comparer à Goethe ou à Kafka), mais en qualité d'écrivant, d'homme relativement dévoué à l'écriture, je pourrai imaginer que ce que j'ai pu faire de cette écriture, tant bien que mal, sera un jour assimilé par un autre corps favorable, qui l'apportera plus loin (je suis par avance amoureux de ce corps là), il y aurait dans l'écriture un fantasme d'insémination, d'enfantement : mettre vingt ans après sa mort, un siècle après sa mort, un fantasme d'écriture dans un corps étranger.

 

L'amour (comme l'écrit Dany Laferrière) vient du sud de la vie et lui aussi il a faim.

 

Ce serait comique si les fourmis avaient pris l'Homme comme leur Dieu invisible...

 

Les solutions de l'avenir sont derrière nous.

 

C'est sur ceux qui sont saisis d'une peur véritable devant la faute inéluctable du genre humain, sur eux et eux seuls, qu'on pourra compter pour affronter partout, sans crainte ni compromis, le mal dont les hommes sont capables et qui est sans limites. Hannah Arendt (La culpabilité organisée)

 

Je suis un musée imaginaire.

 

Elle : Qu'est-ce que t'aimerais devenir après ta mort ?

Lui : Un fossile.

 

Mon seul passe-temps dans la vie : vomir.

 

J'aime les gens tristes car j'attends avec patience leur sourire (qui est souvent merveilleux).

 

L'avocat Thierry Lévy qui vient de mourir ce lundi à 72 ans a écrit dans « L'Animal judiciaire » : La prison, c'est d'abord l'injustice. Tout y est permis, car rien de ce qui la remplit n'est juste.

 

Je suis amoureux de toutes les femmes qui me détestent.

 

Le peuple est mort et il ne le sait pas.

 

Et pour finir ce journal, une pensée de mon ami Marcel Mariën :

Je n'ai pas le temps d'être riche.

 

Jean Lenturlu

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:18

Recopier le code civil pour apprendre à écrire (conseil de mon ami Henry Beyle pour démarrer l'année 2017).

 

Après avoir bu son verre, elle emploie le mot « lampé » et précise : « C'est un mot qui éclaire ».

 

Cette phrase du Général Shéridan citée par Terry Allen dans un article de Libération pour la re-sortie de son album « Lubbock (on everything) » : Si j'étais propriétaire de l'Enfer et du Texas, j'habiterais en Enfer et je louerais le Texas. »

 

Je rêve d'écrire des pensées sans mots.

 

Mes livres sont devenus d'effrayants cadeaux de Noël.

 

Je pourrais écrire de nouveau des chansons si je croyais cela impossible.

 

Cet aphorisme qui tombe dans un silence assourdissant.

 

L'amour est volatile mais ce n'est pas le petit oiseau.

 

Prendre de l'âge me fait devenir jeune et beau.

 

Je suis toujours pré-occupé par le rien. (rien à faire – rien à dire – rien à foutre)

 

Pourrir n'est pas correct, il faut se décomposer. (Comment réussir sa mort)

 

Mes lectures ne me regardent pas.

 

L'amour est une caricature de la pornographie mais qui n'ose pas trop.

 

Tous ces souhaits de bonne année m'enrhument.

 

Pour finir ce mois cette pensée apocalyptique de Marcel Mariën :

Au commencement était demain.

 

Jean Lenturlu

 

 

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 11:09

En 2017, impassible ne sera pas français.

La diction des sentiments.

L'apocalypse sera religieuse ou ne sera pas.

Ne pas vouloir leur plaire séduit de nombreuses femmes.

Les prémices d'un soulagement existentiel me met au pied du mur de son amour.

Cette réflexion de François Truffaut : J'ai l'impression depuis quelques temps que les films respirent par leurs défauts.

Les voyages déforment la vieillesse.

Tous ces auteurs qui se croient des écrivains...

Cette femme qui offre aux lecteurs son livre sur le bonheur comme un présent maléfique.

Lire au delà des mots.

Mon drame, être un faux chanteur qui n'a pas trouvé son public.

La poésie me poursuit comme une femme amoureuse.

Tous ces Brutus qui veulent devenir Jules César...

Et pour finir ce journal de campagne une pensée de mon ami Louis Scutenaire : Tout le monde peut comprendre ce que j'écris, même les gens intelligents.

Jean Lenturlu

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:33

Ce nouveau livre (Tout s'arrange mais mal) qui paraît gai.

 

La belle définition de Victor Hugo : la mélancolie, c'est la joie d'être triste.

 

Cette femme qui veut presque regarder mes livres.

 

Lire des aphorismes, c'est comme manger des chocolats.

 

Mais mon chagrin voulait une image juste, une image qui fût à la fois justice et justesse.

Roland Barthes (La chambre claire)

 

Il a cru toute sa vie qu'il était intelligent.

 

Spéciale dédicace aux romanciers, cette phrase de Blaise Pascal : Je vous écris une longue lettre parce que je n'ai pas le temps d'en écrire une courte.

 

La peste soit de l'ayant-droit, acharné à reconstituer une vie de « saint » propre à édifier les masses plutôt qu'à nous laisser le portrait, juste dans ses contrastes et ses contradictions, d'un être humain. Antoine Audouard (Préface aux lettres de Tchekhov)

 

Je suis fatigué de moi-même.

 

Je voudrai revenir pour rester las.

 

Devenir un vieil auteur qui radote ses écrits et qui vend sa jeunesse.

 

Les fêtes du livre, des maisons de retraite d'un jour ...

 

Cette femme inaccessible par l'amour que je lui porte.

 

Envie de lire loin et profond.

 

La malédiction d'être trop belle.

 

Être libraire c'est carton.

 

Les adultes sont des enfants ratés dit Philippe Sollers à la radio ce jeudi.

 

Et pour finir ce mois, cette phrase d'une vieille dame à Annonay après avoir écouté une de mes chansons : « Vous êtes un peu macabre sur les bords, vous ! »

 

Jean Lenturlu

 

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 13:19

C'est en 1335 que le maire et les échevins d'Amiens obtiennent de Philippe VI le droit de faire fabriquer une cloche spéciale pour imposer aux ouvriers de la ville l'heure du début de la journée de travail, celle de l'arrêt pour déjeuner et celle de la fin de journée.

 

L'amour ne tient jamais en place. (Christian Bobin « La plus que vive »)

 

Dans le journal de Susan Sontag (1965) : « Peu m'importe que quelqu'un soit intelligent ; toute situation entre des gens produit de l' « intelligence », lorsqu'ils se montrent réellement humains l'un avec l'autre.

 

Le burkini est un attrape couillon de laïques.

 

J'ai toujours peur de mourir avant la sortie d'un nouveau livre, jamais après.

 

Nous n'allons jamais au cimetière. Ce n'est pas l'endroit où se trouvent les morts. Les morts sont dans les gens. Chacun en porte une quantité plus ou moins importante. (Samuel Benchetrit « La nuit avec ma femme »)

 

Cette belle phrase d'Aragon : Il me reste si peu de temps pour aller au bout de moi-même.

 

Toutes ces pensées, même les miennes, ne m'appartiennent pas.

 

Il faudrait que chaque écrivain pense à cette phrase de Pierre Michon avant de commencer un nouveau livre : Ecrire, c'est se justifier sans qu'on vous le demande.

 

La liberté de ne pas être libre.

 

Ce nouveau livre est déjà loin de moi, alors qu'il n'est pas encore imprimé.

 

Regarder en face sa médiocrité d'homme.

 

Ces hommes politiques qui nous promettent tout ce qu'ils ne peuvent pas nous offrir.

 

Elle crie pour parler.

 

Lu cette phrase : Etre mis devant la fête accomplie.

 

Ses griffes qui me caressent.

 

Une pensée de mon ami Louis Scutenaire pour finir ce mois :

Pour être content de soi il suffit de regarder et d'écouter les autres.

 

Jean Lenturlu

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 16:26

L'impensable ne pense pas.

 

Relu « Leçons d'amour » de Joan Wyndham car je me sens un peu limité.

 

Cette réflexion de l'écrivain Pèter Esterhazy qui vient de mourir ce 14 juillet 2016 : « Il est bigrement difficile de mentir quand on ne connaît pas la vérité. »

 

Propos vomitifs de tous ces gens qui détestent les hommes et femmes politiques. Leur punition, devenir pendant un mois un élu dans une petite ville de province au service de leurs administrés et on verrait ce qu'ils en disent avec cette définition de l'historien Patrick Boucheron : « La politique, ce n'est pas la quête de la vertu mais l'organisation de la mésentente. »

 

Je pense à elle pour ne pas l'oublier totalement.

 

A la Flèche, ce 16 juillet, au restaurant, spectacle de la belle serveuse désorientée.

 

Je ne peux vivre que des amours impossibles.

 

Mon constat d'échec est certainement une réussite.

 

J'ai envie de mourir ce soir mais pas longtemps.

 

Tous ces gens qui s'obstinent à prendre des coups de soleil...

 

Cette lassitude d'exister, vite rattrapée par l'urgence de vivre.

 

Parler de Dieu pour ne rien dire.

 

Et pour finir ce mois d'été, une pensée de Paul Nougé :

Le froid est vraiment un plaisir pour les riches.

 

Jean Lenturlu

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 16:50

 

 

 

 

On ne peut pas forcer tout le monde à aller au Paradis.

(Remarque d'un retraité algérien au sujet des islamistes)

 

A Valence, dans la rue, devant la librairie , cette femme qui me dit en lisant mes aphorismes : « Vous êtes un peu triste à l'intérieur ».

 

Il faut beaucoup de temps pour devenir jeune. (Régis Debray)

 

Hier au Théâtre antique à Vienne, écrasé par la notoriété d'un chanteur célèbre...

 

Je ne veux pas qu'on m'aime ; je veux qu'on ait pitié de moi.

 

Ils filment avec leur téléphone des souvenirs dont ils ne se rappelleront pas.

 

Ecouté cette sentence de Maurice Levy sur France Info : Il faut accélérer pour ne pas rater le virage.

 

Je n'aimerai pas être le cerveau de certaines personnes.

 

Envie de ne pas chanter.

 

La nuit ne sait pas qu'il fait noir. (Joe Bousquet)

 

Elle veut me forcer à être heureux alors que je me sens bien dans le désespoir.

 

Cet été, envie d'aller en Sibérie pour rencontrer des femmes froides.

 

La chiantillesse (mot de Louise).

 

De belles rencontres amoureuses sans aucun lendemain difficile.

 

Sa hantise suprême était de se réveiller à côté d'une femme et ses rêves étaient peuplés de nombreux travestis grimaçants.

 

Et pour finir ce mois, une pensée de Jules Renard tirée de son journal : « La lâcheté des mains quand il faut applaudir ».

 

Jean Lenturlu

 

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 21:20

 

Le mode de vie de la tique est assez austère. La femelle fécondée grimpe sur une branche de buisson à l'affût d'un mammifère (ou d'un oiseau) de passage. Elle peut rester ainsi à attendre plusieurs jours, plusieurs semaines , et plusieurs années... On a pu maintenir en vie l'animal en laboratoire pendant dix huit ans, sans qu'elle ne se nourrisse ou ne bouge ! Lorsqu'un animal passe enfin sous sa branche, elle se laisse tomber sur lui. Elle se fixe alors sur sa peau, y enfonce la tête et se gorge de son sang. Ensuite, elle quitte l'animal parasité et va déposer sur le sol ses œufs remplis de réserves sanguines. Puis elle meurt.

Jean-François Dortier « L'homme, cet étrange animal »

 

L'histoire est toujours contemporaine.

 

La hantise quand on frappe à la porte.

 

Il regardait son futur par derrière.

 

Dans la préface à « Lucien Leuwen » cette pensée d'Alain : Une foi est un bon refuge pour douter de tout.

 

Il se figea dans une immobilité dont seuls les Indiens sont capables – comme un effluve de fumée de cèdre, elle traverse leur corps et devient un souffle impalpable, comme s'ils devenaient presque complètement invisibles.

Craig Johnson « A vol d'oiseau »

 

le sens impossible des mots.

 

Comme tous les gens laids je me suis énormément regardé dans le miroir.

Michel Fau

 

Je préfère dormir dans mes bras.

 

Je crois qu'on peut aussi tuer avec la gentillesse.
Bob Dylan

 

Les jeunes avec leurs amours, les vieux avec leurs maladies...

 

Sauter pour mieux reculer.

 

L'insomniaque qui tombe du réveil.

 

Et pour finir ce mois, ce dicton de Marcel Mariën (la boîte noire) :

Le désir se trompe parfois, le plaisir jamais.

 

Jean Lenturlu

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article
3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 07:55

Cette beauté froide qui me réchauffe le cœur.

 

Cet enfant de 8 ans qui s'allonge par terre dans sa chambre et qui dit à l'éducateur : Je vais crever de sommeil.

 

La vie est une maladie de l'esprit.

Novalis

 

Suivre de loin une femme et croire qu'on peut l'aimer de près.

 

L'Art vise, non pas une explosion momentanée d'adrénaline, mais l'édification graduelle durant toute une vie d'un état d'émerveillement et de sérénité. L'art dans sa plus haute mission est à peine humaine.

Glenn Gould

 

Je n'ai pas le temps d'exister.

 

Il ne sait pas quoi dire alors il parle.

 

L'existence d'un Purgatoire repose aussi sur la conception d'un jugement des morts, idée assez répandue dans les différents systèmes religieux, mais les modalités de ce jugement ont grandement varié d'une civilisation à une autre. La variété de jugement qui comprend l'existence d'un Purgatoire est très originale. Elle repose en effet sur la croyance en un double jugement, le premier au moment de la mort, le second à la fin des temps.

Jacques Le Goff (La naissance du Purgatoire)

 

Le 23 avril 2016, 400 ans après sa mort je note ceci : Shakespeare n'a jamais existé. Toutes ses pièces ont été écrites par un inconnu qui portait le même nom que lui.(Alphonse Allais)

 

J'ai besoin aujourd'hui d'être une guitare électrique.

 

Nuit debout et Jour couché.

 

Il faut vivre debout dit-il et il s'assoit.

 

Il y a des librairies où il fait froid à l'intérieur des livres.

 

Et pour finir ce mois « une nouvelle en trois lignes » de Félix Fénéon :

Le valet Silot installa, à Neuilly,

chez son maître absent une femme amusante,

puis disparut, emportant tout, sauf elle.

 

Jean Lenturlu

 

 

 

Repost 0
Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
commenter cet article

Bienvenue

  • : Le blog de Jean Lenturlu
  • Le blog de Jean Lenturlu
  • : Journal mensuel du noteur (et chanteur) Jean Lenturlu
  • Contact

Jean Lenturlu

  • Jean Lenturlu

Concerts

 

 

 

Retrouvez les livres et les chansons de Jean Lenturlu sur www.mapetitedistribution.com

 

 

Recherche

Rubriques