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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 19:34

Il y a un an déjà, nous enregistrions les chansons du Zoo et la semaine dernière (le mardi 26 juin), nous assistions à la naissance du livre, sortant peu à peu des entrailles de l’offset machine…

Quand je dis nous, je ne me prends pas pour plusieurs, il y avait avec moi à l’imprimerie, Johann (stagiaire deux mois sur le projet de Privé de désert) et son amie M.

Le LD sera certainement dans mes mains ce jeudi vers 11h et il sera déjà froid et loin, ailleurs, chez vous peut-être…

 

Ecouté à la radio aujourd’hui cette définition de l’Europe qui n’est pas fausse : géant économique, nain politique et larve militaire.

 

Je repense quelques fois à mes amis disparus et au passé qui comme un sablier infini peu à peu trouble le présent… Cet épitaphe comique pour mon ami Mozart qui est mort de solitude alcoolique quand j’étais à Paris et que je trouve dans une préface de Pierre Seghers sur les « poètes maudits d’aujourd’hui » : Il y a des destins où l’on meurt de soif. 

 

Bientôt la saison pour écrire cette phrase : Elle porte une robe du soir qui ressemble à un coucher de soleil.

 

Dans le journal de Delacroix, le 13 septembre 1854, il relate ces propos : « David disait à cet homme qui le fatiguait d’une conversation sur les procédés, les manières de toutes sortes : J’ai su tout cela quand je ne savais encore rien.

 

J’aimerai voir un jour sur la grille d’une propriété cette inscription : « Ne faites pas attention au chien ».

 

J’achète des livres pour ne pas les lire.

 

Un petit Scutenaire pour méditer le mois :

« La plupart des criminels sont des moralistes ».

 

Jean Lenturlu

 


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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 19:54

Un peu de retard dans ce journal mais l’avenir est derrière nous.

 

Le livre - disque est en train de prendre sa forme définitive, dans la douleur et l’innocence sans se douter de toutes les énergies qu’il aura fallu mobiliser pour qu’il existe enfin.

 

Une sortie du L.D le 14 juillet serait un bon signe.

 

Les dessins de Bruno Schulz me plaisent beaucoup.

 

Ce dimanche 27 mai à 7h10 du matin, en attendant D. je lis Jouhandeau : « … La plupart des  gens meurent après une léthargie continuelle qui aura été pour eux la vie. »

(La mort d’Elise)

 

Cette belle phrase de la comédienne Adriana Asti : « Pour me déguiser en femme, je me suis déshabillée. »

 

Mon rêve de jardinage : faire pousser des succubes.

 

Fréquenter une infirmière qui dispense de la douleur.

 

Dans le journal de Delécluze, le 2 janvier 1824, cette note qui m’amuse: « Je disais l’autre jour en plaisantant avec Schnetz qui me marquait son étonnement du goût qui règne à Paris, qu’à présent j’estime qu’un an équivaut à un siècle, en ce sens que les usages, les modes et par conséquent les goûts changent  si rapidement que l’on épuise à présent, en douze mois, les combinaisons qui se seraient à peine développées en un siècle autrefois.

Ce mouvement dans les idées est une suite de la facilité et de la promptitude avec laquelle les pays les plus éloignés communiquent entre eux, de la multiplicité des livres et des journaux qui, en lançant en émission une bien plus grande quantité d’idées, les fait vieillir plus vite et rendent indispensable le besoin de les renouveler sans cesse. »

 

 

Jean Lenturlu

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 18:37

Un peu de retard pour ce journal de campagne…
Et aussi un peu de retard pour le nouveau livre – disque qui prend son temps à naître mais il en sera d’autant plus beau ! Sa naissance est maintenant espérée mi-juin ou début juillet si les dieux de l’imprimerie nous sont favorables !
Donc patience ….

Une pensée de Samuel Beckett qui ne sera pas dans le livre : « Ce qu’on appelle l’amour c’est l’exil, avec de temps en temps une carte postale du pays. (Premier amour)

J’avance les pieds nus
Dans l’herbe de ma négritude.
René Depestre

A Montluçon ce samedi 5 mai, en face de l’église St Pierre, un monsieur alcoolisé qui s’arrête devant mes livres, qui les regarde et qui me dit : « Un jour, ça m’arrivera d’acheter quelque chose avec de la belle musique. »

Le beau style
Elle (langoureuse) : Prends- moi idiot !
Lui (dubitatif ou vraiment idiot) : Je ne vois pas comment.

Une économie de besoins et non une économie de marché.

Marcel Sembat dans son journal note le vendredi 16 février 1905 : « d’ailleurs, je suis tout endormi, je ne sais pas pourquoi je n’ai pas la cervelle en ordre, j’ai comme des vertiges d’idées ».

Je viens d’achever « La Trêve »  de Primo Levi qui raconte la longue marche de prisonniers italiens à la libération des camps, accompagnés par l’armée rouge, traversant pendant de longs mois l’Europe centrale. Le dernier paragraphe du livre est le récit d’un rêve qui l’épouvante encore, après son retour en Italie et qui certainement le poursuivra jusqu’à la fin de sa vie: « C’est un rêve à l’intérieur d’un autre rêve, et si ses détails varient, son fond est toujours le même. Je suis à table avec ma famille, ou avec des amis, au travail ou dans une campagne verte ; dans un climat paisible et détendu, apparemment dépourvu de tension et de peine ; et pourtant, j’éprouve une angoisse ténue et profonde, la sensation précise d’une menace qui pèse sur moi. De fait, au fur et à mesure que se déroule le rêve, peu à peu ou brutalement, et chaque fois d’une façon différente, tout s’écroule, tout se défait autour de moi, décor et gens, et mon angoisse se fait plus intense et plus précise. Puis c’est le chaos ; je suis au centre d’un néant grisâtre et trouble, et soudain je sais ce que tout cela signifie, et je sais aussi que je l’ai toujours su : je suis à nouveau dans le Camp et rien n’était vrai que le Camp. Le reste, la famille, la nature en fleur, le foyer, n’était qu’une brève vacance, une illusion des sens, un rêve. Le rêve intérieur, le rêve de paix, est fini, et dans le rêve extérieur, qui se poursuit et me glace, j’entends résonner une voix que je connais bien. Elle ne prononce qu’un mot, un seul, sans rien d’autoritaire, un mot bref et bas ; l’ordre qui accompagnait l’aube à Auschwitz, un mot étranger, attendu et redouté : debout, « Wstawac ». »

Jean Lenturlu

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:10

Boire pour échapper à l’amour.

Nous devrions remercier ceux qui incarnent nos peurs, car le temps viendra où nous connaîtrons notre propre destin, où nous incarnerons peut-être les peurs des autres.
Joseph O’Connor « Muse »

A Bourg-en- Bresse, ce 24 mars , une jeune fille en casquette qui lâche en rentrant dans la librairie : « J’aime pas être ici, y’a trop de livres ! »

Tout arrive sauf ce qu’on attend.

Petite théorie de Charles Bukowski : Chaque fois qu’on réécoute une chanson, elle a des chances de s’améliorer, mais chaque fois qu’on réécoute un poème, il ne fait qu’empirer.

L’ambiguïté de l’intelligence.

Dans les vignes, cet après-midi à tirer les bois, seul face au paysage grandiose, un sentiment précis d’être enfin utile et à ma place.

Ne pas réfléchir, penser.

Je voulais le front appuyé tout contre elle épuiser mon sommeil.
Peter Handke journal (à ma fenêtre le matin)

L’impuissance de faire quelque chose.

Tout le monde travaille autour de moi et je ne fais rien ; j’attends les œuvres complètes de mon silence littéraire.

Les romanciers ont tendance à écrire gros. Je préfère de loin les moralistes malingres.

Jean Lenturlu

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 20:21

  Cette banderole pendant la manifestation contre la réforme du travail  à Madrid le 19 février 2012 : «  Je n’ai pas besoin de sexe, le gouvernement me baise tous les jours » me paraît d’une lucidité exemplaire sur l’exercice du pouvoir.

 

Acheté la correspondance de monsieur Gaston avec Jean Paulhan (1919-1968) uniquement pour cette phrase de Denis Roche que cite Paulhan à Gallimard (Août 1925) : Les femmes qui font de si mauvaises épouses, deviennent de surprenantes veuves.

 

Vivre vite et mourir lentement.

 

Ma disgrâce est magnifique.

 

Le livre- disque avance lentement, sans moi. Il va éclore (peut-être ?) début mai et je le porterai ensuite pendant cinq années devant les librairies, sur les trottoirs où passent les gens qui regardent la télévision.

 

Je lèche ton sourire.

 

La serveuse du restaurant en bas de l’hôtel de Paris, où j’habite, qui rêve ce matin d’un prince charmant et qui déclare : J’aimerais bien rencontrer un menhir d’Arabie Saoudite !

 

Un peu chanté mes nouvelles chansons ; c’est  comme essayer un nouveau costume, ça gratte aux entournures des émotions.

 

Cette lassitude de vivre qui me prend à chaque coup comme une envie de ne pas me pendre.

 

Veilleur d’enfants la nuit, c’est moucher les chandelles de leurs angoisses nocturnes.

 

Mes centaines de livres, à terre depuis deux mois, réclament silencieusement, en ne voulant plus s‘ouvrir, une nouvelle bibliothèque solide, qui ne s’effondre pas sous le poids de leur littérature. J’en suis réduit à lire les titres et les quatrièmes de couverture en attendant l’arrivée de leur nouvelle résidence.

 

Jean Lenturlu

 

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:36

  L’enfer de l’amour.

Je vois encore ma main, mais aussi d’autres choses à travers.

(Charles Albert Cingria « La grande Ourse »)


Mes livres me suivent et ne me ressemblent pas.

Subitement, il eut une crise d’intelligence.

Cette femme qui m’aime trop me pousse au suicide.

L’écriture rature ma vie.

Rater un livre, c’est l’écrire.

Où sont nos hommes politiques ? Sont-ils cachés derrière les marionnettes de la télévision ?

Dans le journal de Delacroix (19 février 1850) : « C’est par la manière qu’on plaît à un public blasé et avide par conséquent de nouveautés ; c’est aussi la manière qui fait vieillir promptement les ouvrages de ces artistes inspirés, mais dupes eux-mêmes de cette fausse nouveauté qu’ils ont cru introduire dans l’art. Il arrive souvent alors  que le public se retourne vers les chefs-d’oeuvre oubliés et se reprend au charme de la beauté.

Pour finir ce mois de janvier, cette pensée de Natalie Barney qui pourrait devenir l’exergue d’une existence : « Espérons l’impossible, car c’est peut-être une bassesse que de mettre son espoir en lieu sûr. »

Jean Lenturlu

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:34

En exergue de cette nouvelle année 2012 qui commence, cette adresse lointaine d’Herman Melville dans son récit « Mardi » qui me donne le mal de terre : « Laissons le scepticisme aux taupes et aux chauves souris ; la véritable hérésie est, pour un vivant, de se déclarer mort. »

Exténué en décembre par 12 nuits, 11 dédicaces et 2 concerts.

Dormir tout le mois de janvier.

Il faudrait qu’un jour (enfin) on offre à nos hommes (et femmes) politiques un métier à métisser.

Ce dicton un peu distillé d’une vieille dame du nord que m’a confié ma voisine (grande sœur) Claude : « Il était connu comme le houblon ».

Ecouté cette définition limpide à la radio ce 26 décembre 2011 :

« Le dandy est une nature morte ambulante. »

Il veut mettre sur sa carte de visite : maçon de phrases courtes.

Elle ne veut pas que dans mon prochain livre j’édite certaines réflexions qu’elle me livre. Ses belles phrases resteront enfermées à jamais dans leurs cercueils de mots avec moi.

J’aurais aimé connaître cette phrase de Bertolt Brecht (écrits sur le théâtre) pour pouvoir faire mon malin à la SACD (société des compositeurs et auteurs dramatiques) :

« Il est des pièces excellentes dont toutes les idées sans exception ne proviennent pas de l’auteur. »

Un aphorisme de Joubert pour méditer le mois ?

Une des causes principales de la corruption et de la dégénération de la poésie est que les vers n’aient plus été faits pour être chantés. (1799)

Jean Lenturlu

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:31

Exténué par diverses activités qui me rappellent que je suis mortel.

Le petit livre est sorti avec une maladie du papier (le papier munken est de santé fragile quelquefois). 600 exemplaires (sur mille) ont été sacrifié avec tristesse et rage. Passé des heures à trier les malades des biens portants. Puis arrive une forme larvée de résignation qui voudrait en sauver un ou deux quand même malgré leurs défauts. Ne pas céder à la compassion. Tous ces exemplaires avortés sont en moi.

Les nouveaux, tous beaux, inconscients de leur chance d’exister, seront avec nous fin décembre…

Dans le livre « La société contre l’état » de Pierre Clastres, cette remarque très intéressante de Francis Huxley à propos des Urubu (société primitive d’Amazonie) : « C’est le rôle du chef d’être généreux et de donner tout ce qu’on lui demande : dans certaines tribus indiennes, on peut toujours reconnaître le chef à ce qu’il possède moins que les autres et porte les ornements les plus minables. Le reste est parti en cadeaux. »

Je pense en souriant à tous mes amis poètes que je fréquente dans les salons du livre (sans oser les lire) en recopiant cette note historique d’Alberto Manguel dans son livre « La bibliothèque, la nuit » : « A Lyon, à la fin du 1er siècle, une loi rigoureuse exigeait qu’après chaque concours littéraire, les perdants soient contraints d’effacer avec leurs langues leurs tentatives poétiques, afin que ne subsiste aucune littérature de deuxième ordre. » Je verrai bien la même chose pour tous nos prix littéraires avec cette variante : manger le livre.

Ces jeunes enfants que je veille la nuit me donne de l’amour en dormant.

Les lettres de la princesse de Palatine sont cocasses et dramatiques. Belle sœur du Roi soleil, marié à Monsieur qui préfère ses mignons, elle pose sur la société qui l’entoure, un regard de prisonnière rebelle et fataliste du sort d’être ce qu’elle est. Cet extrait d’une lettre à la duchesse de Hanovre du 3 mars 1695 : « Il n’est, hélas ! que trop vrai que les morts ne reviennent pas. Le prince de Conti m’avait formellement promis, trois semaines avant sa mort, que, si c’était possible, il reviendrait m’apporter des nouvelles de l’autre monde, mais il n’est pas revenu. »

Ma tentative de définition de la littérature prise dans le journal d’Amiel (11 Août 1865) : « Mes pas semblent aimer à fouler le cimetière de mes impressions disparues. »

Bientôt, 8 aphorismes et dessins, mis en scène graphiquement par Norayam Amrouni, seront des cartes postales. Ils voyageront par la poste, avec au verso des mots écrits à destination d’êtres aimés…

Pour finir ce journal de novembre (en retard) cette pensée magique de Malcom de Chazal (sens plastique) : « Bruit de coquillage qu’on écoute. La vague chuchote dans l’oreille du vent ».


Jean Lenturlu

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:53

Le petit livre va bientôt naître (fin novembre). Je porte sa maquette à l’imprimerie ce vendredi 4 novembre. Il va nous permettre d’attendre le livre - disque (début 2012)…

 

Ce 30 octobre 2011, à La Bourboule, devant la librairie, cet homme, après avoir bien écouté la présentation de mes trois livres qui me déclare en souriant : « Je ne suis pas assez intellectuel. »

 

Dans les mémoires d’Alexandre Dumas, cette anecdote absurde pendant l'épidémie de choléra à Paris où les théâtres avaient peu de public : « L’Odéon joua une fois pour un spectateur qui refusa de reprendre son argent, exigea que l’on jouât pour lui, et siffla. Mais en sifflant, le malheureux avait donné une arme contre lui : le directeur fit venir un commissaire de police, qui, sous prétexte que le siffleur troublait la représentation, le mit à la porte. »

 

Dans le livre de Dany Laferrière « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » ce passage que j’extrais en hommage aux grecs : « Le monde a terriblement besoin de penseurs sans pouvoir, de philosophes affamés et de dormeurs impénitents ( « celui qui dort construit le monde » dit Héraclite ) pour tourner.

 

La poésie de Zoé Valdès : « laisse-moi te graver dans l’habitude et humide me livrer à ton fantôme. »  (poème pour meubler ton absence)

 

Essayer d’être ailleurs pour ne pas être las.

 

Regardez les, comme ils sont horribles quand ils sortent de scène.

 

Ecrire, encore écrire, encore encore écrire, pourquoi ?

 

 

Jean Lenturlu

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:33

Voilà ! les dieux de la finance (éthique) nous ont accordé  le miracle de faire un autre livre - disque, de la même veine aphoristique et musicale que celui intitulé « La forêt des hommes perdus », sorti en 2006 et presque épuisé à ce jour…

Ce nouvel opus sortira en février 2012 et une souscription pour contribuer à la réalisation de cette production artisanale va démarrer bientôt.

En attendant, avant les fêtes, un petit livre (un aphorisme – un dessin) mis en scène graphique par Norayam Amrouni va paraître début novembre, toujours chez Privé de désert.

 

Je lis encore Georg Buchner (Léonce et Lena) : « Les abeilles s’endorment sur les fleurs et le soleil languit sur la terre. Une oisiveté terrifiante contamine toute chose. »

 

A Bourg-en-Bresse, ce vieux monsieur, un peu vieille France, qui me déclare, excédé, en passant lentement devant la librairie du Théâtre : «   Les gens n’ont pas l’esprit clair ! Ils sont confus. »

 

La fraîcheur m’effraie.

 

Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.

(La Boétie)

 

Entendu cette conversation d’un homme et d’une femme à la terrasse d’un bar à Billom ce matin 8 septembre.

Lui : Gérard, il est vraiment maladroit !

Elle : Ben oui, c’est pour ça qu’il ne travaille pas !

 

Dans Papiers collés (II) Georges Perros écrit : « Le rêve est l’aphorisme du sommeil . » Et l’insomnie, donc un mauvais roman ?

 

Et pour finir ce journal de septembre, cette phrase mystérieuse de Haruki Murakami dans son livre « Chroniques de l’oiseau à ressort » que j’ai beaucoup aimé : « L’intérieur de mon esprit est aussi blanc qu’un lapin un jour de neige. »


Jean Lenturlu

 

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