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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 20:10

Boire pour échapper à l’amour.

Nous devrions remercier ceux qui incarnent nos peurs, car le temps viendra où nous connaîtrons notre propre destin, où nous incarnerons peut-être les peurs des autres.
Joseph O’Connor « Muse »

A Bourg-en- Bresse, ce 24 mars , une jeune fille en casquette qui lâche en rentrant dans la librairie : « J’aime pas être ici, y’a trop de livres ! »

Tout arrive sauf ce qu’on attend.

Petite théorie de Charles Bukowski : Chaque fois qu’on réécoute une chanson, elle a des chances de s’améliorer, mais chaque fois qu’on réécoute un poème, il ne fait qu’empirer.

L’ambiguïté de l’intelligence.

Dans les vignes, cet après-midi à tirer les bois, seul face au paysage grandiose, un sentiment précis d’être enfin utile et à ma place.

Ne pas réfléchir, penser.

Je voulais le front appuyé tout contre elle épuiser mon sommeil.
Peter Handke journal (à ma fenêtre le matin)

L’impuissance de faire quelque chose.

Tout le monde travaille autour de moi et je ne fais rien ; j’attends les œuvres complètes de mon silence littéraire.

Les romanciers ont tendance à écrire gros. Je préfère de loin les moralistes malingres.

Jean Lenturlu

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 20:21

  Cette banderole pendant la manifestation contre la réforme du travail  à Madrid le 19 février 2012 : «  Je n’ai pas besoin de sexe, le gouvernement me baise tous les jours » me paraît d’une lucidité exemplaire sur l’exercice du pouvoir.

 

Acheté la correspondance de monsieur Gaston avec Jean Paulhan (1919-1968) uniquement pour cette phrase de Denis Roche que cite Paulhan à Gallimard (Août 1925) : Les femmes qui font de si mauvaises épouses, deviennent de surprenantes veuves.

 

Vivre vite et mourir lentement.

 

Ma disgrâce est magnifique.

 

Le livre- disque avance lentement, sans moi. Il va éclore (peut-être ?) début mai et je le porterai ensuite pendant cinq années devant les librairies, sur les trottoirs où passent les gens qui regardent la télévision.

 

Je lèche ton sourire.

 

La serveuse du restaurant en bas de l’hôtel de Paris, où j’habite, qui rêve ce matin d’un prince charmant et qui déclare : J’aimerais bien rencontrer un menhir d’Arabie Saoudite !

 

Un peu chanté mes nouvelles chansons ; c’est  comme essayer un nouveau costume, ça gratte aux entournures des émotions.

 

Cette lassitude de vivre qui me prend à chaque coup comme une envie de ne pas me pendre.

 

Veilleur d’enfants la nuit, c’est moucher les chandelles de leurs angoisses nocturnes.

 

Mes centaines de livres, à terre depuis deux mois, réclament silencieusement, en ne voulant plus s‘ouvrir, une nouvelle bibliothèque solide, qui ne s’effondre pas sous le poids de leur littérature. J’en suis réduit à lire les titres et les quatrièmes de couverture en attendant l’arrivée de leur nouvelle résidence.

 

Jean Lenturlu

 

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:36

  L’enfer de l’amour.

Je vois encore ma main, mais aussi d’autres choses à travers.

(Charles Albert Cingria « La grande Ourse »)


Mes livres me suivent et ne me ressemblent pas.

Subitement, il eut une crise d’intelligence.

Cette femme qui m’aime trop me pousse au suicide.

L’écriture rature ma vie.

Rater un livre, c’est l’écrire.

Où sont nos hommes politiques ? Sont-ils cachés derrière les marionnettes de la télévision ?

Dans le journal de Delacroix (19 février 1850) : « C’est par la manière qu’on plaît à un public blasé et avide par conséquent de nouveautés ; c’est aussi la manière qui fait vieillir promptement les ouvrages de ces artistes inspirés, mais dupes eux-mêmes de cette fausse nouveauté qu’ils ont cru introduire dans l’art. Il arrive souvent alors  que le public se retourne vers les chefs-d’oeuvre oubliés et se reprend au charme de la beauté.

Pour finir ce mois de janvier, cette pensée de Natalie Barney qui pourrait devenir l’exergue d’une existence : « Espérons l’impossible, car c’est peut-être une bassesse que de mettre son espoir en lieu sûr. »

Jean Lenturlu

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:34

En exergue de cette nouvelle année 2012 qui commence, cette adresse lointaine d’Herman Melville dans son récit « Mardi » qui me donne le mal de terre : « Laissons le scepticisme aux taupes et aux chauves souris ; la véritable hérésie est, pour un vivant, de se déclarer mort. »

Exténué en décembre par 12 nuits, 11 dédicaces et 2 concerts.

Dormir tout le mois de janvier.

Il faudrait qu’un jour (enfin) on offre à nos hommes (et femmes) politiques un métier à métisser.

Ce dicton un peu distillé d’une vieille dame du nord que m’a confié ma voisine (grande sœur) Claude : « Il était connu comme le houblon ».

Ecouté cette définition limpide à la radio ce 26 décembre 2011 :

« Le dandy est une nature morte ambulante. »

Il veut mettre sur sa carte de visite : maçon de phrases courtes.

Elle ne veut pas que dans mon prochain livre j’édite certaines réflexions qu’elle me livre. Ses belles phrases resteront enfermées à jamais dans leurs cercueils de mots avec moi.

J’aurais aimé connaître cette phrase de Bertolt Brecht (écrits sur le théâtre) pour pouvoir faire mon malin à la SACD (société des compositeurs et auteurs dramatiques) :

« Il est des pièces excellentes dont toutes les idées sans exception ne proviennent pas de l’auteur. »

Un aphorisme de Joubert pour méditer le mois ?

Une des causes principales de la corruption et de la dégénération de la poésie est que les vers n’aient plus été faits pour être chantés. (1799)

Jean Lenturlu

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:31

Exténué par diverses activités qui me rappellent que je suis mortel.

Le petit livre est sorti avec une maladie du papier (le papier munken est de santé fragile quelquefois). 600 exemplaires (sur mille) ont été sacrifié avec tristesse et rage. Passé des heures à trier les malades des biens portants. Puis arrive une forme larvée de résignation qui voudrait en sauver un ou deux quand même malgré leurs défauts. Ne pas céder à la compassion. Tous ces exemplaires avortés sont en moi.

Les nouveaux, tous beaux, inconscients de leur chance d’exister, seront avec nous fin décembre…

Dans le livre « La société contre l’état » de Pierre Clastres, cette remarque très intéressante de Francis Huxley à propos des Urubu (société primitive d’Amazonie) : « C’est le rôle du chef d’être généreux et de donner tout ce qu’on lui demande : dans certaines tribus indiennes, on peut toujours reconnaître le chef à ce qu’il possède moins que les autres et porte les ornements les plus minables. Le reste est parti en cadeaux. »

Je pense en souriant à tous mes amis poètes que je fréquente dans les salons du livre (sans oser les lire) en recopiant cette note historique d’Alberto Manguel dans son livre « La bibliothèque, la nuit » : « A Lyon, à la fin du 1er siècle, une loi rigoureuse exigeait qu’après chaque concours littéraire, les perdants soient contraints d’effacer avec leurs langues leurs tentatives poétiques, afin que ne subsiste aucune littérature de deuxième ordre. » Je verrai bien la même chose pour tous nos prix littéraires avec cette variante : manger le livre.

Ces jeunes enfants que je veille la nuit me donne de l’amour en dormant.

Les lettres de la princesse de Palatine sont cocasses et dramatiques. Belle sœur du Roi soleil, marié à Monsieur qui préfère ses mignons, elle pose sur la société qui l’entoure, un regard de prisonnière rebelle et fataliste du sort d’être ce qu’elle est. Cet extrait d’une lettre à la duchesse de Hanovre du 3 mars 1695 : « Il n’est, hélas ! que trop vrai que les morts ne reviennent pas. Le prince de Conti m’avait formellement promis, trois semaines avant sa mort, que, si c’était possible, il reviendrait m’apporter des nouvelles de l’autre monde, mais il n’est pas revenu. »

Ma tentative de définition de la littérature prise dans le journal d’Amiel (11 Août 1865) : « Mes pas semblent aimer à fouler le cimetière de mes impressions disparues. »

Bientôt, 8 aphorismes et dessins, mis en scène graphiquement par Norayam Amrouni, seront des cartes postales. Ils voyageront par la poste, avec au verso des mots écrits à destination d’êtres aimés…

Pour finir ce journal de novembre (en retard) cette pensée magique de Malcom de Chazal (sens plastique) : « Bruit de coquillage qu’on écoute. La vague chuchote dans l’oreille du vent ».


Jean Lenturlu

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:53

Le petit livre va bientôt naître (fin novembre). Je porte sa maquette à l’imprimerie ce vendredi 4 novembre. Il va nous permettre d’attendre le livre - disque (début 2012)…

 

Ce 30 octobre 2011, à La Bourboule, devant la librairie, cet homme, après avoir bien écouté la présentation de mes trois livres qui me déclare en souriant : « Je ne suis pas assez intellectuel. »

 

Dans les mémoires d’Alexandre Dumas, cette anecdote absurde pendant l'épidémie de choléra à Paris où les théâtres avaient peu de public : « L’Odéon joua une fois pour un spectateur qui refusa de reprendre son argent, exigea que l’on jouât pour lui, et siffla. Mais en sifflant, le malheureux avait donné une arme contre lui : le directeur fit venir un commissaire de police, qui, sous prétexte que le siffleur troublait la représentation, le mit à la porte. »

 

Dans le livre de Dany Laferrière « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » ce passage que j’extrais en hommage aux grecs : « Le monde a terriblement besoin de penseurs sans pouvoir, de philosophes affamés et de dormeurs impénitents ( « celui qui dort construit le monde » dit Héraclite ) pour tourner.

 

La poésie de Zoé Valdès : « laisse-moi te graver dans l’habitude et humide me livrer à ton fantôme. »  (poème pour meubler ton absence)

 

Essayer d’être ailleurs pour ne pas être las.

 

Regardez les, comme ils sont horribles quand ils sortent de scène.

 

Ecrire, encore écrire, encore encore écrire, pourquoi ?

 

 

Jean Lenturlu

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:33

Voilà ! les dieux de la finance (éthique) nous ont accordé  le miracle de faire un autre livre - disque, de la même veine aphoristique et musicale que celui intitulé « La forêt des hommes perdus », sorti en 2006 et presque épuisé à ce jour…

Ce nouvel opus sortira en février 2012 et une souscription pour contribuer à la réalisation de cette production artisanale va démarrer bientôt.

En attendant, avant les fêtes, un petit livre (un aphorisme – un dessin) mis en scène graphique par Norayam Amrouni va paraître début novembre, toujours chez Privé de désert.

 

Je lis encore Georg Buchner (Léonce et Lena) : « Les abeilles s’endorment sur les fleurs et le soleil languit sur la terre. Une oisiveté terrifiante contamine toute chose. »

 

A Bourg-en-Bresse, ce vieux monsieur, un peu vieille France, qui me déclare, excédé, en passant lentement devant la librairie du Théâtre : «   Les gens n’ont pas l’esprit clair ! Ils sont confus. »

 

La fraîcheur m’effraie.

 

Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.

(La Boétie)

 

Entendu cette conversation d’un homme et d’une femme à la terrasse d’un bar à Billom ce matin 8 septembre.

Lui : Gérard, il est vraiment maladroit !

Elle : Ben oui, c’est pour ça qu’il ne travaille pas !

 

Dans Papiers collés (II) Georges Perros écrit : « Le rêve est l’aphorisme du sommeil . » Et l’insomnie, donc un mauvais roman ?

 

Et pour finir ce journal de septembre, cette phrase mystérieuse de Haruki Murakami dans son livre « Chroniques de l’oiseau à ressort » que j’ai beaucoup aimé : « L’intérieur de mon esprit est aussi blanc qu’un lapin un jour de neige. »


Jean Lenturlu

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 21:02

Bientôt (fin septembre je l’espère) un nouveau petit livre en attendant (peut-être) le nouveau livre-disque en novembre (si les dieux de la finance nous prêtent intérêt et principal). Attendre un livre comme on attend un cadeau. Cela peut-être (aussi) un fardeau…

 

Je lis les mémoires d’Alexandre Dumas (période 1830 – 1833), fort bien écrites, style rapide et simple, qui relate la chute de Charles X et la confiscation de cette révolution par la bourgeoisie… Alexandre Dumas se ballade avec son fusil sur l’épaule dans les rues de Paris et décrit ce qu’il voit. Cet extrait : « Les boulevards étaient en feu, depuis la Madeleine jusqu’à la Bastille ; la moitié de leurs arbres étaient abattus, et avaient servi à élever plus de quarante barricades. (..) Du côté du faubourg et de la rue Saint-Antoine, l’élan était merveilleux : on avait écrasé les soldats venant de Vincennes avec des meubles jetés par les fenêtres. Tout avait été bon comme armes : bois de lit, armoires, commodes, marbres, chaises, chenets, contrevents,fontaines, bouteilles ; on avait été jusqu’à un piano ! Les troupes étaient complètement coupées. »

 

Scène de la vie festivalière à Aurillac le 19 août (Théâtre de rue)

Devant la petite librairie, cette auteure – poète qui dit pour excuser son petit chien qui aboie sur un de ses congénères, tenu en laisse par une vieille dame : « C’est un chien de poète ! » Et l’autre dame du tac au tac : « Ah ? il a quelque chose à dire ? »

 

A placer dans la conversation sur le contexte politique du moment de votre choix en citant Saint-Simon : « Tout se passa ,il est vrai, peu doucement mais sans la plus légère apparence de donner la moindre atteinte à la tranquillité parfaite. »

 

Entendu cette phrase dans Aurillac, après la dédicace : « Dans la tête, j’ai 20 ans. Le reste, c’est plus rien. »

 

Choisir le restaurant à cause de la serveuse.

 

Bientôt ne plus chanter, ne plus écrire, ne plus boire.

 

Louise (6 ans) qui invente ce mot : « L’agacité » Et elle précise sa définition : « Quand on est agacé. »

 

Pour finir, un aphorisme curieux de Malcom de Chazal (sens plastique) pour méditer le mois : « Les vallées sont les soutien- gorge du vent. »

 

Jean Lenturlu

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 21:13

Encore du retard dans ce journal par overdose de dédicaces cet été.

Epuisement du stock des deux premiers livres et aussi de l’auteur nomade…

 

Cette femme, le dimanche 24 juillet à La Bourboule qui me dit :

« On voit que les fleurs vous ont fait du mal ! »

 

Ouvrir un restaurant de livres.

 

Dans le journal de Gabriel Matzneff : « Le refus de prendre de la brioche est une décision esthétique ; mais c’est également une attitude morale. »

 

Ingres qui écrit en 1821 cette phrase curieuse : « Je compte beaucoup sur ma vieillesse : elle me vengera. »

 

Je suis fatigué d’exister, pas de vivre.

 

Plus on a de lecteurs, plus on a peur d’écrire.

 

J’aimerais faire l’amour dans les églises.

 

Mon rêve de réussite littéraire : être un écrivain de tiroir.

 

« Mais elle est si avide de ce qui trouble les sens que le plus petit appel donne à son visage un caractère évoquant le sang, la terreur subite, le crime, tout ce qui ruine sans fin la béatitude et la bonne conscience. »

Georges Bataille (histoire de l’œil)

 

Tous ces écrivains qui écrivent et ces chanteurs qui chantent… Je ferai mieux de me taire.

 

Lire Joubert et boire des bières.

 

Jean Lenturlu

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 21:33

Un peu de retard dans la rédaction de ce journal de campagne dû à l’enregistrement des 14 chansons qui seront dans notre nouveau livre-disque (sortie prévue à l’automne si les dieux de la finance sont avec nous ! )

 

D’un coup, les chansons ne m’appartiennent plus, elles sont déjà ailleurs.

 

La fatigue de ne pas pouvoir aimer.

 

Lu avec un intense plaisir intellectuel la lettre ouverte adressée par Vaclav Havel en 1975 au premier secrétaire du parti communiste tchèque Gustav Husak et qui résonne encore dans notre quotidien avec limpidité (hélas) : « L’esthétique de la banalité est incomparablement plus profitable aux intérêts véritables du Pouvoir : elle passe à côté de la vérité de façon beaucoup plus discrète, acceptable, crédible ; la mentalité conventionnelle l’accepte plus aisément. Aussi remplit-elle mieux la tâche que confie à la culture la conception consommatrice de l’existence : ne pas déranger avec la vérité, mais tranquilliser avec le mensonge. »

 

Ce 28 mai 2011 à Bourg-en-Bresse, dans la rue, devant la librairie, aucune bienveillance dans les regards qui me croisent.

 

Cet aphorisme (ligne claire) de Louis Scutenaire : L’air n’est pas libre.

 

Ce curieux surnom de Balzac pêché dans les lettres de Vincent Van Gogh à son frère Théo : vétérinaire des maladies incurables. (sans date page 116)

 

En fait, tout le monde boit.

 

Jean Lenturlu

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