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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 21:34

En exergue de cette nouvelle année 2012 qui commence, cette adresse lointaine d’Herman Melville dans son récit « Mardi » qui me donne le mal de terre : « Laissons le scepticisme aux taupes et aux chauves souris ; la véritable hérésie est, pour un vivant, de se déclarer mort. »

Exténué en décembre par 12 nuits, 11 dédicaces et 2 concerts.

Dormir tout le mois de janvier.

Il faudrait qu’un jour (enfin) on offre à nos hommes (et femmes) politiques un métier à métisser.

Ce dicton un peu distillé d’une vieille dame du nord que m’a confié ma voisine (grande sœur) Claude : « Il était connu comme le houblon ».

Ecouté cette définition limpide à la radio ce 26 décembre 2011 :

« Le dandy est une nature morte ambulante. »

Il veut mettre sur sa carte de visite : maçon de phrases courtes.

Elle ne veut pas que dans mon prochain livre j’édite certaines réflexions qu’elle me livre. Ses belles phrases resteront enfermées à jamais dans leurs cercueils de mots avec moi.

J’aurais aimé connaître cette phrase de Bertolt Brecht (écrits sur le théâtre) pour pouvoir faire mon malin à la SACD (société des compositeurs et auteurs dramatiques) :

« Il est des pièces excellentes dont toutes les idées sans exception ne proviennent pas de l’auteur. »

Un aphorisme de Joubert pour méditer le mois ?

Une des causes principales de la corruption et de la dégénération de la poésie est que les vers n’aient plus été faits pour être chantés. (1799)

Jean Lenturlu

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:31

Exténué par diverses activités qui me rappellent que je suis mortel.

Le petit livre est sorti avec une maladie du papier (le papier munken est de santé fragile quelquefois). 600 exemplaires (sur mille) ont été sacrifié avec tristesse et rage. Passé des heures à trier les malades des biens portants. Puis arrive une forme larvée de résignation qui voudrait en sauver un ou deux quand même malgré leurs défauts. Ne pas céder à la compassion. Tous ces exemplaires avortés sont en moi.

Les nouveaux, tous beaux, inconscients de leur chance d’exister, seront avec nous fin décembre…

Dans le livre « La société contre l’état » de Pierre Clastres, cette remarque très intéressante de Francis Huxley à propos des Urubu (société primitive d’Amazonie) : « C’est le rôle du chef d’être généreux et de donner tout ce qu’on lui demande : dans certaines tribus indiennes, on peut toujours reconnaître le chef à ce qu’il possède moins que les autres et porte les ornements les plus minables. Le reste est parti en cadeaux. »

Je pense en souriant à tous mes amis poètes que je fréquente dans les salons du livre (sans oser les lire) en recopiant cette note historique d’Alberto Manguel dans son livre « La bibliothèque, la nuit » : « A Lyon, à la fin du 1er siècle, une loi rigoureuse exigeait qu’après chaque concours littéraire, les perdants soient contraints d’effacer avec leurs langues leurs tentatives poétiques, afin que ne subsiste aucune littérature de deuxième ordre. » Je verrai bien la même chose pour tous nos prix littéraires avec cette variante : manger le livre.

Ces jeunes enfants que je veille la nuit me donne de l’amour en dormant.

Les lettres de la princesse de Palatine sont cocasses et dramatiques. Belle sœur du Roi soleil, marié à Monsieur qui préfère ses mignons, elle pose sur la société qui l’entoure, un regard de prisonnière rebelle et fataliste du sort d’être ce qu’elle est. Cet extrait d’une lettre à la duchesse de Hanovre du 3 mars 1695 : « Il n’est, hélas ! que trop vrai que les morts ne reviennent pas. Le prince de Conti m’avait formellement promis, trois semaines avant sa mort, que, si c’était possible, il reviendrait m’apporter des nouvelles de l’autre monde, mais il n’est pas revenu. »

Ma tentative de définition de la littérature prise dans le journal d’Amiel (11 Août 1865) : « Mes pas semblent aimer à fouler le cimetière de mes impressions disparues. »

Bientôt, 8 aphorismes et dessins, mis en scène graphiquement par Norayam Amrouni, seront des cartes postales. Ils voyageront par la poste, avec au verso des mots écrits à destination d’êtres aimés…

Pour finir ce journal de novembre (en retard) cette pensée magique de Malcom de Chazal (sens plastique) : « Bruit de coquillage qu’on écoute. La vague chuchote dans l’oreille du vent ».


Jean Lenturlu

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 14:53

Le petit livre va bientôt naître (fin novembre). Je porte sa maquette à l’imprimerie ce vendredi 4 novembre. Il va nous permettre d’attendre le livre - disque (début 2012)…

 

Ce 30 octobre 2011, à La Bourboule, devant la librairie, cet homme, après avoir bien écouté la présentation de mes trois livres qui me déclare en souriant : « Je ne suis pas assez intellectuel. »

 

Dans les mémoires d’Alexandre Dumas, cette anecdote absurde pendant l'épidémie de choléra à Paris où les théâtres avaient peu de public : « L’Odéon joua une fois pour un spectateur qui refusa de reprendre son argent, exigea que l’on jouât pour lui, et siffla. Mais en sifflant, le malheureux avait donné une arme contre lui : le directeur fit venir un commissaire de police, qui, sous prétexte que le siffleur troublait la représentation, le mit à la porte. »

 

Dans le livre de Dany Laferrière « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » ce passage que j’extrais en hommage aux grecs : « Le monde a terriblement besoin de penseurs sans pouvoir, de philosophes affamés et de dormeurs impénitents ( « celui qui dort construit le monde » dit Héraclite ) pour tourner.

 

La poésie de Zoé Valdès : « laisse-moi te graver dans l’habitude et humide me livrer à ton fantôme. »  (poème pour meubler ton absence)

 

Essayer d’être ailleurs pour ne pas être las.

 

Regardez les, comme ils sont horribles quand ils sortent de scène.

 

Ecrire, encore écrire, encore encore écrire, pourquoi ?

 

 

Jean Lenturlu

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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 20:33

Voilà ! les dieux de la finance (éthique) nous ont accordé  le miracle de faire un autre livre - disque, de la même veine aphoristique et musicale que celui intitulé « La forêt des hommes perdus », sorti en 2006 et presque épuisé à ce jour…

Ce nouvel opus sortira en février 2012 et une souscription pour contribuer à la réalisation de cette production artisanale va démarrer bientôt.

En attendant, avant les fêtes, un petit livre (un aphorisme – un dessin) mis en scène graphique par Norayam Amrouni va paraître début novembre, toujours chez Privé de désert.

 

Je lis encore Georg Buchner (Léonce et Lena) : « Les abeilles s’endorment sur les fleurs et le soleil languit sur la terre. Une oisiveté terrifiante contamine toute chose. »

 

A Bourg-en-Bresse, ce vieux monsieur, un peu vieille France, qui me déclare, excédé, en passant lentement devant la librairie du Théâtre : «   Les gens n’ont pas l’esprit clair ! Ils sont confus. »

 

La fraîcheur m’effraie.

 

Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.

(La Boétie)

 

Entendu cette conversation d’un homme et d’une femme à la terrasse d’un bar à Billom ce matin 8 septembre.

Lui : Gérard, il est vraiment maladroit !

Elle : Ben oui, c’est pour ça qu’il ne travaille pas !

 

Dans Papiers collés (II) Georges Perros écrit : « Le rêve est l’aphorisme du sommeil . » Et l’insomnie, donc un mauvais roman ?

 

Et pour finir ce journal de septembre, cette phrase mystérieuse de Haruki Murakami dans son livre « Chroniques de l’oiseau à ressort » que j’ai beaucoup aimé : « L’intérieur de mon esprit est aussi blanc qu’un lapin un jour de neige. »


Jean Lenturlu

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 21:02

Bientôt (fin septembre je l’espère) un nouveau petit livre en attendant (peut-être) le nouveau livre-disque en novembre (si les dieux de la finance nous prêtent intérêt et principal). Attendre un livre comme on attend un cadeau. Cela peut-être (aussi) un fardeau…

 

Je lis les mémoires d’Alexandre Dumas (période 1830 – 1833), fort bien écrites, style rapide et simple, qui relate la chute de Charles X et la confiscation de cette révolution par la bourgeoisie… Alexandre Dumas se ballade avec son fusil sur l’épaule dans les rues de Paris et décrit ce qu’il voit. Cet extrait : « Les boulevards étaient en feu, depuis la Madeleine jusqu’à la Bastille ; la moitié de leurs arbres étaient abattus, et avaient servi à élever plus de quarante barricades. (..) Du côté du faubourg et de la rue Saint-Antoine, l’élan était merveilleux : on avait écrasé les soldats venant de Vincennes avec des meubles jetés par les fenêtres. Tout avait été bon comme armes : bois de lit, armoires, commodes, marbres, chaises, chenets, contrevents,fontaines, bouteilles ; on avait été jusqu’à un piano ! Les troupes étaient complètement coupées. »

 

Scène de la vie festivalière à Aurillac le 19 août (Théâtre de rue)

Devant la petite librairie, cette auteure – poète qui dit pour excuser son petit chien qui aboie sur un de ses congénères, tenu en laisse par une vieille dame : « C’est un chien de poète ! » Et l’autre dame du tac au tac : « Ah ? il a quelque chose à dire ? »

 

A placer dans la conversation sur le contexte politique du moment de votre choix en citant Saint-Simon : « Tout se passa ,il est vrai, peu doucement mais sans la plus légère apparence de donner la moindre atteinte à la tranquillité parfaite. »

 

Entendu cette phrase dans Aurillac, après la dédicace : « Dans la tête, j’ai 20 ans. Le reste, c’est plus rien. »

 

Choisir le restaurant à cause de la serveuse.

 

Bientôt ne plus chanter, ne plus écrire, ne plus boire.

 

Louise (6 ans) qui invente ce mot : « L’agacité » Et elle précise sa définition : « Quand on est agacé. »

 

Pour finir, un aphorisme curieux de Malcom de Chazal (sens plastique) pour méditer le mois : « Les vallées sont les soutien- gorge du vent. »

 

Jean Lenturlu

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 21:13

Encore du retard dans ce journal par overdose de dédicaces cet été.

Epuisement du stock des deux premiers livres et aussi de l’auteur nomade…

 

Cette femme, le dimanche 24 juillet à La Bourboule qui me dit :

« On voit que les fleurs vous ont fait du mal ! »

 

Ouvrir un restaurant de livres.

 

Dans le journal de Gabriel Matzneff : « Le refus de prendre de la brioche est une décision esthétique ; mais c’est également une attitude morale. »

 

Ingres qui écrit en 1821 cette phrase curieuse : « Je compte beaucoup sur ma vieillesse : elle me vengera. »

 

Je suis fatigué d’exister, pas de vivre.

 

Plus on a de lecteurs, plus on a peur d’écrire.

 

J’aimerais faire l’amour dans les églises.

 

Mon rêve de réussite littéraire : être un écrivain de tiroir.

 

« Mais elle est si avide de ce qui trouble les sens que le plus petit appel donne à son visage un caractère évoquant le sang, la terreur subite, le crime, tout ce qui ruine sans fin la béatitude et la bonne conscience. »

Georges Bataille (histoire de l’œil)

 

Tous ces écrivains qui écrivent et ces chanteurs qui chantent… Je ferai mieux de me taire.

 

Lire Joubert et boire des bières.

 

Jean Lenturlu

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 21:33

Un peu de retard dans la rédaction de ce journal de campagne dû à l’enregistrement des 14 chansons qui seront dans notre nouveau livre-disque (sortie prévue à l’automne si les dieux de la finance sont avec nous ! )

 

D’un coup, les chansons ne m’appartiennent plus, elles sont déjà ailleurs.

 

La fatigue de ne pas pouvoir aimer.

 

Lu avec un intense plaisir intellectuel la lettre ouverte adressée par Vaclav Havel en 1975 au premier secrétaire du parti communiste tchèque Gustav Husak et qui résonne encore dans notre quotidien avec limpidité (hélas) : « L’esthétique de la banalité est incomparablement plus profitable aux intérêts véritables du Pouvoir : elle passe à côté de la vérité de façon beaucoup plus discrète, acceptable, crédible ; la mentalité conventionnelle l’accepte plus aisément. Aussi remplit-elle mieux la tâche que confie à la culture la conception consommatrice de l’existence : ne pas déranger avec la vérité, mais tranquilliser avec le mensonge. »

 

Ce 28 mai 2011 à Bourg-en-Bresse, dans la rue, devant la librairie, aucune bienveillance dans les regards qui me croisent.

 

Cet aphorisme (ligne claire) de Louis Scutenaire : L’air n’est pas libre.

 

Ce curieux surnom de Balzac pêché dans les lettres de Vincent Van Gogh à son frère Théo : vétérinaire des maladies incurables. (sans date page 116)

 

En fait, tout le monde boit.

 

Jean Lenturlu

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 20:16

L’air bovin de certaines personnes quand je leur parle de mes livres.

 

A Monistrol sur Loire, chez Damien au studio Golgoth 43, avec toute l’équipe artistique du nouvel album (Christophe, Nicolas, Armelle et Alexandre), pendant ces 4 jours (du jeudi 2 au dimanche 5 juin), les chansons sont rentrées dans la boîte magique, irriguées par une forme de lévitation de la musique sur notre désir de ne pas mourir, d’être immortel et de fixer le miroir de cette alchimie étrange.

 

Dans la rue, à Nevers, le 20 mai, devant la librairie, ce jeune homme en riant qui crie une insulte à un camarade : « Ta mère à poil devant la gare ! »

 

Dans un entretien avec Aliette Armel dans un vieux « magazine littéraire » de 1997, Daniel Pennac s’exprime et j’extrais cette pensée : « Je vois l’existence comme la succession de trois âges. L’enfance se déroule comme une sorte d’éternité (le temps n’existe pas) et dans l’adoration du père et de la mère. L’adolescence relève de la perpétuité (le temps ne passe pas) et on découvre la faille : le père - héros a des pieds d’argile et on lui en veut à mort, non pas d’être ce qu’il est, mais de ne pas correspondre à l’idée qu’on s’est fait de lui et qui n’engageait que nous. La seule définition acceptable, selon moi, de la maturité, c’est le pardon. Etre adulte, c’est se savoir mortel et pardonner à nos géniteurs leurs faiblesses de mortel. »

 

Cet aphorisme de Fernando Pessoa, implacable dans sa clarté : La sincérité est le plus grand obstacle que l’artiste doit vaincre.

 

J’aime le flacon de l’ivresse, non l’alcool qui est dans la bouteille.

 

Sa douleur me fait du bien.

 

Pour finir, ce développement magistral écrit par Jean Guéhenno le 12 février 1943 (journal des années noires) et qui a des résonances odieuses en ce moment dans ce que la politique nous offre de pire : « Jamais la République n’a osé franchement enseigner la République. C’est de cela qu’elle est morte peut-être. La bourgeoisie n’est devenue « républicaine » que pour continuer à contrôler les pouvoirs. Elle n’a jamais cessé de « résister », comme le faisait M. Guizot. Elle n’a pas cessé d’avoir peur de « l’égalité » et ne tenait à exalter dans les petites gens ce droit d’espérer qui était inscrit dans la loi même. A l’inverse, elle n’a pas tenu non plus à leur rappeler que la loi républicaine doit être une dure loi ; elle avait trop de souci de garder elle-même ses aises et de préserver sa propre mollesse. »

 

Jean Lenturlu

 

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 17:16

Cette description capturée dans « L’œuvre au noir » de Marguerite Yourcenar (livre magnifique) : « Les poumons étaient l’éventail qui ranime la braise, la verge une arme de jet, le sang dans les méandres du corps était l’eau des rigoles dans un jardin d’Orient, le cœur, selon qu’on adopte une théorie plutôt qu’une autre, était la pompe ou le brasier, le cerveau l’alambic où se distille une âme… »

 

Le livre idolâtre de Bruno Schulz.

 

En épitaphe - exorcisme pour demain matin (jeudi 28 avril 2011)

On ne devrait pas mourir

Comme ça

Un jour pareil.

William Faulkner (Un rameau vert)

 

Réflexion magique en regardant notre cube d’un des élèves de Saint-Julien de Coppel pendant l’exposition-spectacle « Les plus beaux jours » à Saint-Jean des Ollières : « Le miroir, c’est un autre nous. »

 

Cette femme, responsable d’une amicale laïque qui fait un petit discours d’inauguration pour l’ouverture d’un festival de théâtre amateur et qui s’excuse en parlant de la naissance de l’art théâtral d’employer le terme « avant Jésus Christ ».

 

Ce matin 10 avril, je me réveille avec un dégoût national dans la bouche.

 

Après l’attrait de me mettre tout nu, de ne posséder rien au monde, pas la moindre chose, et ensuite de me plonger dans l’eau, l’agrément que je préfère, c’est de parler une langue étrangère, surtout une langue vivante, pour ainsi devenir à moi-même étranger.

Soeren Kierkegaard (journal)

 

A l’image de notre société (début XXI siècle) : ce fromage bio emballé dans du plastique.

 

Ne pas savoir si l’on va se réveiller : suspense existentiel.

 

Jean Lenturlu

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 14:26

Un spectateur, au bar du Jardingue après le concert, qui me déclare : « Toutes les conneries, c’est la nuit que je les pense ».

 

Ce que je déteste dans un livre, c’est sentir la sueur du cerveau.

 

Le contentement replet de sa progéniture.

 

La fatigue d’avant chanter et la légèreté d’être après…

 

Dans le journal de Jacques Brenner (mardi 4 octobre 1977) :

« En fin de repas, Ionesco se tourne vers une dame qui se trouve seule à la table voisine. « Pardon, madame, n’étiez-vous pas à Vichy en 1942 ? – Non, monsieur. – Je vous ai vue, vous étiez à bicyclette et le vent soulevait vos jupes. Vous étiez éblouissante. – Je n’étais pas à Vichy en 1942. – Ah, madame, je ne vous oublierai jamais. »

 

J’aurai bien aimé rencontrer Emily Jane Brontë dans les landes du Yorkshire.

Je n’entends qu’une voix lointaine qui murmure :

« Dans la nuit des donjons je ne puis pas chanter ;

Dans l’étau de la peine il est dur de sourire :

Quel oiseau prendrait son essor l’aile brisée ?

Quel cœur ensanglanté pourrait se réjouir ? »

 

Cette femme dans un bar de quartier dans le centre de Saint - Etienne qui boit à midi des whiskies coca et qui déclame : « Si j’avais un mari, je serai à la maison ! »

 

Cette belle phrase mystérieuse de Léonard de Vinci : « Passé quarante ans, un homme est responsable de son visage. »

 

Ce conseil de Joubert pour finir ce journal du moi (non, ce n’est pas une faute d’orthographe) :

« Souviens-toi de cuver ton encre. »

 

Jean Lenturlu

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