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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:27

Modeste consolation d'un grand chagrin (Cellini)

Pour commencer l'année en beauté simple, ce propos de Jacques Copeau à de jeunes comédiens qu'il ne faudrait pas oublier avec le vieillissement de notre âge : "Ne craignez pas de garder longtemps ce regard un peu hagard de ceux qui cherchent. Le regard de ceux qui croient avoir trouvé s'éteint."
Lire des verres et boire de la littérature sont ce que j'ai fait de mieux dans ma vie. Comme disait Mirabeau, il faut "sauver la soudaineté du passage".
J'ai éprouvé le sentiment étrange (et cruel) de la solitude de la foule qui aime et celui tout aussi cruel de la femme de sa vie qui me déteste... Le reste ne compte pas, je crois.
Mon chat me regarde d'une façon oblique qui me fait comprendre les états d'âme que peut éprouver une petite souris prise au piège, dans les griffes du félin.
Je lis les lettres de Kafka à Milena et je suis à Pragues, dans les rues froides, désespéré d'être un homme...
Je ne veux pas être heureux mais vivre.
Jean Lenturlu


 


 

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:26

A la Saint Sylvestre je me défenestre (dicton aérien)
Je ne boude pas mon plaisir de vous offrir cet aphorisme qui me revient dans la tête lorsque l’année expire son dernier mois. Les concerts sont terminés (merci pour ceux qui sont venus), les fêtes du livre s’achèvent et il ne me reste que deux dédicaces à Clermont-Ferrand chez mon ami bouquiniste Nicolas qui m’accueille les samedis 22 et 29 décembre devant sa boutique rue des petits gras avec du vin chaud et son grand sourire.
Une cinquantaine de livres-disques vendus comme des bouteilles à la mer (un au Vénézuéla, l’autre en Pologne et dans quelques régions de France que vont-ils devenir ? quelques fois je pense à eux avec tendresse quand j’ai bu trop de vin chaud)
Et cette jeune femme aux yeux noirs à Lyon au concert, italienne qui souriait pendant que je chantais (sans comprendre ?) et à qui je n’ai pas eu le temps de parler, ni d’entendre sa voix,  cette belle banquière que fait elle aujourd'hui ?
Revu la belle M. avec ses yeux bleus chinois et qui me font rêver…
Ecrit ce poème pour un concours idiot de poésie que je vous emballe comme un cadeau de noël :
            Poème zan

Je vais apprivoiser ta boussole
Comme une passerelle de ton visage
Tact rhizome de ton sexe jubilatoire

Attable moi vite en palabre verte
Enferme la porte de mes sens interdits
Et finissons zan.

Jean Lenturlu
15 décembre 2007

 

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:23
Bon ça y est, le livre est imprimé. Je l’ai vu apparaître peu à peu, en fait très vite, deux grandes pages recto verso, en l’espace de deux heures, à l’imprimerie chirat. C’était le même conducteur sympathique que pour «  la forêt des hommes perdus ». Je suis reparti avec une « maquette » pliée et la couverture. Le façonnage se fait cette semaine et nous récupérons ce petit livre en 500 exemplaires ce vendredi 23 novembre. Après la chaleur de la création et de la mise en page, la joie qu’il existe enfin me paraît un peu froide. Ces « papiers décollés » ne m’appartiennent déjà plus…
Je suis évidemment malade comme à chaque fois que je vais chanter. Rhume et bronchite qui gênent mes répétitions solitaires. J’ignore mes bronches et je pense avec nostalgie aux branchies des poissons solubles dans la musique.
Première date ce mercredi 21 novembre à la bibliothèque du Puy en Velay. Ne pas avoir peur d’être sympathique.
A la fête du livre de Blanzat ce samedi, présentation du livre le matin à 11h30 puis nous jouons après à 16h30.
Venez nous voir, cela me fera un peu d’émotion.
Jean Lenturlu
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:22
Un peu en retard dans mon journal. Le livre avance : sortie officielle le 24 novembre à la fête du livre de Blanzat. La maquette se construit peu à peu et prend une forme agréable à regarder (comme une femme). Norayam met de la couleur dans le noir de mes mots. Bientôt finalisation de la maquette comme quand on prend une photographie. Clic clac,  après c’est trop tard. C’est dans la boîte !
Moi aussi je suis contre que l’ADN des cheminots les oblige  à se lever plus tôt pour gagner moins.
Je chante en ce moment car je répète avec mes musiciens. Je ne suis pas un chanteur, ni un écrivain, ni un artiste. Je suis un touriste de la vie, qui exploite son ego en essayant d’en faire commerce. Vendre mes états d’être (l’âme est la première escroquerie spirituelle de l’humanité) me paraît un objectif honorable dans une vie honnête et dissolue.
Le mot de Cocteau que j’adopte comme fétiche intellectuel : « Aider modestement les œuvres à se faire toutes seules. »
Venez me voir en concert, cela me fera plaisir…
Jean Lenturlu
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:22

Bon, je suis enrhumé et il fait soleil. J'aime l'automne pour ça, les mouchoirs en papier et les noix, la nostalgie qui tombe des arbres et les vendanges qui nous font tourner la tête...

Mon nez respire (autant qu'il le peut) les mots poussiéreux d'auteurs tombés dans les oubliettes de la littérature et j'éternue ma modestie de petit scribe. Il avance ce livre, tout doucement, sans faire de bruit, avec la patience de l'ignorant qui n'attend rien de l'ampoule qui s'allume dans sa tête...

Je recommence à chanter, à répéter mes chansons pour quelques dates en novembre-décembre (vieille rengaine psy entre mon inconscient et mon au-delà ) avec mes deux complices Xavier Michel et Christophe Nurit. Je revisite ces chansons comme un touriste et cela me fait rire. Nous buvons du vin rouge et le temps devient espace. Quelques dédicaces début octobre pour faire voyager « La forêt des hommes perdus ». je me sens déjà un peu fille de joie.

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:21

Beaucoup de lectures croisées en ce moment pour les besoins (et désirs) d’un autre livre qui va voir le jour en novembre pour la fête du livre de Blanzat.

Bizarre de se sentir écrivain et encore plus en service littéraire commandé !

Ecrire sur le livre, l’écriture (l’acte d’écrire de la littérature ?), la fête du livre et sur ce qu’ont écrit mes écrivains de prédilection, n’est-ce pas un plaisir à savourer ? Je ne répondrai qu’en présence de mon noyau d’avocat.

Entre autres, je relis Louis Scutenaire et face à la tragédie du couple (pléonasme plus ou moins long), cette belle phrase à écrire sur la porte de la chambre à coucher : « Pourquoi nous montrer de mauvaise humeur puisque nous le sommes ? »

Cela fait très longtemps que je pose des questions sans espérer de réponses satisfaisantes. Ce mois de juillet m’a ravi. Peu de soleil et d’imbéciles en tong. Je reste dans la campagne (que je déteste), à l’intérieur des murs de la maison à faire du tourisme textuel et à regarder les beaux yeux noirs de ma petite Loulou.

Début des concerts en novembre. Pour moi, c’est l’automne qui sera chaud !
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:20

Ecrire, lire, répéter mes chansons et ne pas oublier de rêver aussi. Voilà mon programme de l’été. La chance de croire que l’on est un esprit libre ! Je ne résiste pas à l’envie de vous offrir les dix commandements du libre esprit de mon ami Frédéric N. à méditer en maillot de bain sur la plage de vos vacances :

Tu n’aimeras ni ne haïras les peuples.

Tu ne feras pas de politique.

Tu ne seras ni riche ni mendiant.

Tu éviteras les hommes célèbres et ceux dont l’influence est grande.

Tu choisiras ta femme dans un peuple autre que le tien.

Tu chargeras tes amis de l’éducation de tes enfants.

Tu ne te soumettras à aucune cérémonie de l’église.

Tu ne regretteras pas d’avoir commis une mauvaise action, mais à cause d’elle tu feras une bonne action de plus.

Tu préféras l’exil afin de pouvoir dire la vérité.

Tu laisseras agir le monde contre toi et tu te laisseras agir contre le monde.

 

Jean Lenturlu

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:20
Malgré l'allergie aux pollens, je vous invite à respirer ces mots de Nietzsche (oeuvres posthumes) : "Que notre pensée ait un parfum fort et savoureux comme un champ de blé dans la splendeur d'un soir d'été"... On en a bien besoin de cette poésie après la campagne (l'autre qui elle aussi m'a mouchée le cerveau)
Cette définition du politique (dictionnaire moderne) : art de décevoir
Je lis toujours avec ravissement quelques pages soporifiques du grand marcel (la recherche "Le coté des Guermantes") avant de plonger dans les bras de mon oreiller et le matin je me réveille avec le petit jacques avec son Verbatim (tome 1) où j'extrais ceci du mercredi 10 février 1982 : "En politique, on peut vraiment dire n'importe quoi. Peut-être est-ce la raison pour laquelle ce métier discrédite les meilleurs et exalte les plus médiocres."
Rien à dire de plus limpide et juste.
A la fête du livre de Montluçon, ce dimanche 13 mai. Belle jeune fille au sourire cambré et beaucoup de visages grisâtres.
Repas avec les autres participants "auteurs" dont beaucoup ne doutent pas d'être des écrivains. Suivre encore le conseil de Frédéric N. " Deviens constamment et de plus en plus celui que tu es : le maître et le créateur de toi même ! Ne sois pas un écrivain : n'écris que pour toi même ! "
au mois de Juin et n'oubliez pas de m'écrire...
Jean Lenturlu
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:19

La politique, c’est de la poésie avec des gros mots.

Le soleil de printemps réchauffe mon cœur d’artichaut sans pour autant faire fuir la Sibérie qui glace mes veines. Des projets, des projets, il faut travailler pour oublier le désert et ses dunes magnifiques où l’on peut expirer tranquille.

Ou alors, rencontrer de nouvelles personnes, montrer notre travail (je dis nous car ce livre - disque est une œuvre collective malgré mon nom en gros sur la couverture (je suis un mégalomaniaque solitaire), faire écouter nos chansons aux gens qui passent, les héler comme un marchand de poissons devant l’étalage, les livres sur le dos qui ronronnent et qui clignent de l’œil en murmurant : « achètes moi, grand fou ! », oui j’aime cela quand ça frétille et que l’hameçon s’accroche au cœur du quidam, j’aime ferrer (et aussi Brassens) et que le lecteur imaginaire de mes rêves devienne une rencontre sensible et délicate, touchée par les mots, les couleurs, les sens, les sons et la mélodie de ce foutu livre disque qui maintenant me suce le cerveau autrement (le vendre au marché de l’humour noir ?)…

Si vous voulez me rencontrer en vrai (mais n’est-ce déjà pas une illusion de le croire ?), allez voir dans le menu « jean lenturlu » à la rubrique « actualité de Jean Lenturlu ».

Jean Lenturlu

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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 08:17

le noir n'est pas une couleur mais une lumière morte.

Depuis que le livre-disque est sorti, lors de rencontres avec des lecteurs, auditeurs et mélomanes qui me font l'honneur de venir me voir, j'essaie d'expliquer (illusoire tentative) les raisons qui m'ont poussées à réaliser cet objet hétéroclite (casse tête de bibliothécaire : c'est un livre ou c'est un disque ?), mélange d'aphorismes, de dessins et de pensées rapides avec un CD de chansons.
Ce livre-disque, je l'ai voulu d'éducation populaire (le gros mot !), pour ceux qui ne lisent pas beaucoup ou difficilement. L'aphorisme est chaleureux (un peu inquiètant parfois), tolérant dans sa forme intellectuelle, libertaire. Il n'impose pas l'idée derrière les mots, il ouvre une fenêtre incommensurable (comme celui de Boris Vian que j'affectionne particulièrement : "je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir"). C'est un gaz du cerveau (et qui sentirait bon) a dit Georges Perros. C'est une fenêtre ouverte sur notre imaginaire et il nous fait travailler de l'interieur. Pour moi, c'est une bonne définition de l'éducation populaire, travailler de l'interieur ! (pas forcément au ministère).
Jean Lenturlu

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