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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 07:24

Cette belle phrase de Joubert dans ses carnets : « Les mots sont des gouttes de lumière. »

Tous ces amours impossibles qui s’éteignent comme des allumettes.

Mes vêtements élimés et d’une autre époque sont ce que je suis politiquement.

L’insurrection des oiseaux.

Est-ce que j’ai une tête à refaire ma vie ?

Ce nouveau livre en moi qui gesticule en silence et qui m’épuise la vie.

Coït intellectuel avec cette jeune femme à St Flour.

Mal commencer une histoire d’amour pour qu’elle se termine bien.

Derrière la brume de ses yeux gris, une lumière magnifique.

Elle me ligote avec sa langue.

Encore Joubert et comme lui : « Tourmenté par la maudite ambition de mettre toujours tout un livre dans une page, toute une page dans une phrase et cette phrase dans un mot. »

Au temps de Voltaire (moitié XVIII siècle), la scène du théâtre français était alors occupée par des spectateurs assis sur des banquettes. Pendant la représentation de sa tragédie Sémiramis (1748), quand l’ombre de Ninus sortit de son tombeau (acte III scène 6) il y avait sur scène un tel encombrement, que la sentinelle dut crier : « Place à l’ombre ! » et que l’effet manqua. C’est seulement en 1759 que le duc de Lauraguais, au prix de douze mille livres, acheta des comédiens la suppression de ces banquettes importunes.

(Note dans « Choix de lettres de Voltaire »  Hachette 1905)

À méditer ce mois, ce conseil impératif de Louis Scutenaire : « Va reporter ta joie où tu l’as prise. »

Jean Lenturlu

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Published by Jean Lenturlu - dans Journal de Campagne
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